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Pourquoi sommes-nous accros aux mauvaises nouvelles ?

Alors que nous rêvons de bonheur, de paix, de joie et de petits oiseaux, nous nous intéressons principalement à toutes les informations (actualités, films, livres...) qui vont activer nos craintes.

 

Pourquoi donc avons-nous ce besoin de secouer nos peurs ?

L’Être humain s’est redressé sur ses deux pieds pour mieux apercevoir les éventuels prédateurs potentiels qui le menaçaient à l’époque. C’était à la condition de les voir venir très tôt qu’il pouvait s’en sortir. Soit il fuyait, soit il terrassait l’attaquant. Seuls les plus forts s’en sortaient.

À l’époque, il s’agissait de techniques de survie. Ainsi l’Homme donnait l’exemple aux plus jeunes que pour s’en sortir, il fallait, ou fuir très vite à la vitesse du mur du son, ou écraser les menaces façon Hulk.

Et ce schéma a perduré longtemps, longtemps, longtemps... jusqu’à.... disons... aujourd’hui ? Oui, aujourd’hui.

Aujourd’hui donc, le risque de se faire charger par un mammouth laineux ou un lion des cavernes dans notre quotidien est, disons-le, quasi nul (nous acceptons que le risque zéro n'existe pas). Donc les réflexes de fuite ou d'attaque devraient être majoritairement apaisés. Sauf que nous avons un cerveau archaïque, qui lui, adore la ramener avec ses vieux formatages non reprogrammés au goût du jour, pour mieux nous maintenir dans la peur mon enfant. En plus, l’inconscient collectif s'en mêle. Quel fouillis !

Lion des cavernes                  Mammouth 4

Nos peurs auraient-elles du pouvoir ?

Que dire du voisin qui nous téléphone alors que nous sommes en pleine fête d’anniversaire, pour nous parler de la dernière catastrophe qui se passe aux antipodes, pour laquelle nous ne pouvons rien faire mais qui distille quand-même la peur au ventre ? Et même qu’il en rajoute ! La fête est gâchée. Fort à parier que les prochaines aussi, parce que nous aurons fait l’ancrage fête-catastrophe. Même sans y penser, les anniversaires garderont un goût amer, sans savoir pourquoi, parce que nous aurons oublié cet évènement.

C’est qu’il est investi dans le monde, lui, le voisin, à jongler avec toutes les catastrophes ! Il en répand des paniques dans nos ventres ! Dans son ton désapprobateur, nous entendons notre honte à ne pas être aussi investi que lui. Le voisin a gagné ! Nous culpabilisons ! À lui, le pouvoir sur nous en distillant la peur. Est-ce à dire que de s’attacher aux catastrophes permettrait de manipuler les autres par nos angoisses ?

Et si nous étions bercés depuis notre plus tendre enfance par la peur !

Quand on voit que Cendrillon, la belle au bois dormant, Bambi, Blanche neige, … sont tous passés par une catastrophe pour trouver le bonheur, devons-nous en déduire que la condition sine qua non pour parvenir au saint Graal est de passer par le malheur. Oh ben quand même !

Heureusement que Shrek est arrivé et que le Grinch a rencontré Cindy-Lou Chou de Chouville !

Les mauvaises nouvelles, ça sert à quoi d’autre ?

Les mauvaises nouvelles, c’est pratique aussi pour communiquer. Léon Tolstoï dans Anna Karénine, disait que les « gens heureux n’ont pas d’histoire ». Alors comment animer une conversation sans histoire parce qu'on est heureux ? Par chance, les mauvaises nouvelles sont là pour agrémenter les conversations !

Donc !

Résumons. Aujourd’hui, nous voulons le bonheur, la paix, la joie et les cui-cuis des petits oiseaux. Mais notre cerveau archaïque fait tout pour nous maintenir dans l’anxiété, des fois que le mammouth laineux ou le lion des cavernes nous attendraient au coin d'une rue bien sombre. Alors, en stockant les mauvaises nouvelles, nous nous assurons que nous serons à même d’identifier et d’analyser les dangers qui toqueront à notre porte. Ouf ! Ainsi, nous échapperons au mammouth laineux et ferons face au lion des cavernes.

Bon, soyons honnêtes, nous savions avant même de stocker ces informations que le mammouth laineux et le lion des cavernes n'existaient plus. Cette peur ancestrale, bien qu'inutile aujourd’hui, justifie le stockage des mauvaises nouvelles, qui à leurs tours justifient que l'on se prémunisse des dangers, qui à leurs tours nous détournent des cui-cuis des petits oiseaux qui finissent par se faire avaler tout cru par le lion des cavernes, qui à son tour revient semer la terreur alors qu'il n'existe toujours plus ! La boucle est bouclée. Vicieux le cercle, quand même !

Il est bien évident que le nez dans le guidon, nous passons vite fait sur les choses sans danger donc apparemment sans intérêt pour, plutôt, nous focaliser à survivre. Et dès lors que nous mettons un orteil dans le camp des catastrophes, c'en est fini de notre maîtrise corporelle. Nous nous faisons gober entièrement par cette addiction. Terminé les cui-cuis, remettons la tête dans le guidon ! Qu'est-ce qui nous a pris de vouloir le bonheur !

Alors, le bonheur, c’est fichu ?

Heureusement non ! Dès lors que nous prenons conscience que de toujours être en état d'alerte, cela nous empêche de profiter du bonheur, nous cherchons à changer. Commençons par rationaliser notre cerveau archaïque. Sortons notre boite à outils pleine de techniques, de trucs et astuces et reprogrammons-le au goût du jour pour nous autoriser, enfin, à voir le bonheur qui se niche partout. Et non, le bonheur, ce n’est pas un gros paquet cadeau qui arrive par la poste.

Ces choses qui nous paraissent sans intérêt font pourtant notre bonheur. Nous nous attendrissons devant la petite fille de deux ans qui dérobe le téléphone de sa maman pour appeler sa mamie en cachette. Qui lui raconte sa journée, dans un langage pas toujours adapté aux tubes creux des téléphones et qui, lorsque la mamie veut raccrocher, lui dit : j’ai pas fini !

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Nous nous réjouissons de commencer notre journée au Miam-Ô-Fruit qui nous va bien et qui nous fait un beau teint, entre autre.

Nous nous rendons compte que, plus nous remarquons ces moments-là, plus il s’en produit. Vertueux, le cercle, cette fois-ci.

E puis pour finir, ces quelques mots de Léon Tolstoï (encore lui) :

 « Quel est le sens de la vie si cela finit toujours par la mort ? Chaque minute de mon existence aura un sens incontestable et profond qu’il sera en mon pouvoir d’imprimer à chacune de mes actions : celui du bien. »

Être parents, c'est quoi ... ?

Les m2C’est le plus vieux métier du monde depuis que l’Homme existe (Et non ! ce n’est pas la prostitution, comme l’a baptisée Rudyard Kipling dans sa nouvelle de 1888 : Sur le mur de la ville.) Donc, comme tout métier, il y a besoin d’un mode d’emploi. Sauf que, Charlemagne n’ayant pas eu de jumeau à la barbe fleurie, il n’y a jamais eu d’école pour devenir parents. Être parents se doit d’être instinctif, inné, même si c’est « à la va que j’te pousse ».

 Nous tenons notre éducation de nos parents qui eux-mêmes la tiennent de leurs parents, qui eux-mêmes la tiennent de leurs parents, qui eux-mêmes la tiennent de leurs parents, qui eux-mêmes la tiennent de leurs parents… Bref, nous l’avons compris, et ce, depuis que l’homme s’est redressé sur ses 2 pieds. Cette éducation est restée la même depuis le début, à cela près que chaque génération y a mis son grain de sel, tantôt peaufinant certains aspects, tantôt reniant d’autres caractéristiques, tout en gardant sa substantifique moelle venue du fond des âges.

Imaginons que notre éducation soit une valise remplie de vêtements. Depuis les peaux de bêtes de nos premiers ancêtres aux jeans troués d’aujourd’hui, en passant par les toges du néolithique, les braies des Gaulois, les broderies de la renaissance, les corsages baleinés du XVIIème, les perruques de la Régence, les Sans-culottes de la Révolution, les crinolines du second Empire, les froufrous des années folles, les bikinis des Sixties délurées, les pattes d’éph des Seventies émancipées, c’est tout une garde-robe éclectique qui s’offre à nous. Bien chargée la valise! Et souvent difficile à porter tous ces vêtements démodés. Si toutefois certaines tenues reviennent au goût du jour, encore faut-il que la taille soit bonne, ça serre d’un côté, ça baille de l’autre, non, vraiment, ça va pas le faire.

                                                                    Valise pleine 1            

Et bien, c’est pareil avec notre façon d’être parent. On hérite, on hérite, on hérite, mais on a perdu de vue que l’être humain est en perpétuelle évolution.

                                                       Longue vue 1

Quand parents riment avec éducateurs sans formation 

Au moment de devenir parents, nous avons donc une pleine valise d’exemples.

Toutefois, nous, nous voulons être des parents parfaits, car soyons honnêtes, on pourrait mettre « peu mieux faire » à nos éducateurs. Effectivement, il y a des choses que l’on a appréciées et d’autres que l’on a détestées. On va donc vouloir reproduire ce qui nous a convenu et faire l’inverse de ce qui nous a déplu, voire meurtri. 

Première chose : identifier ce que l’on a détesté. En général, ce sont les fessées, les remontrances, les réflexions, les humiliations, les coups, les injures, les abandons, les rejets, les trahisons, les injustices, le laxisme, l’autoritarisme, la soumission...

Bon, ayant conscience de cela, il va être facile, en faisant l’inverse, d’éviter ces écueils... Sauf que, lorsque nous serons fatigués de toujours faire le contraire de ce que nous avons vécu et que les comportements déstabilisants, imprévisibles appuyant là où ça fait mal et inadéquats de nos chérubins auront fait remonter les blessures non-guéries de notre enfance, nous aurons le cocktail idéal pour dégoupiller. Et c’est ce que nous ferons ! Nous nous arracherons les cheveux pour trouver l’art et la manière d’avoir des enfants sages dont on nous fera des compliments. Des enfants qui réussiront. Des enfants qui feront de bons adultes et dont on sera fiers. Il y a tellement d’enfants qui font honte ! C’est terrible des enfants qui font honte ! Et que dire du regard désapprobateur des personnes alentour ?

L’espace de ce moment, nous ferons tout ce que l’on s’était promis de ne pas faire, quitte à le regretter plus tard.

 

Se pourrait-il qu’il y ait des techniques ?

Oui, s’essayer à l’éducation bienveillante ou positive et diablement efficace. Les détracteurs diront que c’est du laxisme que ça fait des enfants rois, que les enfants ne savent pas se défendre devant les agressions, que ça les responsabilise trop tôt les empêchant de vivre leur vie d’enfants, que ça culpabilise les parents, que ça prend du temps, de l’énergie. Un enfant ça ne sait rien, c’est nous les adultes qui devons les guider car c’est nous qui savons pour eux à travers nos expériences. « Et puis, c’est comme ça et pas autrement, personne n’en est mort ». Qu’est-ce qu’on va tout remettre en question ? Donc inutile de chercher à changer ce qui a toujours été et qui fonctionne très bien. Nous ne sommes, finalement, pas si mal que ça. Info ou intox ?

Pour notre part, nous avons testé l’éducation bienveillante et efficace, en dépit de tous nos doutes et de notre côté réfractaire aux changements compliqués qui pourrait prendre du temps, et à l’apprentissage de ces techniques, et nous avons adoré. Cela nous a appris à considérer nos enfants différemment ; à apprendre d’eux autant qu’ils apprennent de nous ; à se souvenir que nous avons été des enfants avec tout le lot de « bêtises », de besoins, de rêves, de larmes, de cris... qui s’y rattache ; à retrouver la joie et le bonheur d’être parents dans un quotidien mouvementé ; à apaiser les relations ; à lâcher ladite valise car tant que l’on fera pareil ou à l’inverse ce ne sera pas nous, ça sclérosera notre créativité profonde. Bien sûr, les blessures de notre enfance auront besoin d’être guéries, entendues, accueillies et ça c’est un autre aspect de la parentalité : nos enfants et notre enfant intérieur. Être parents, c’est un cheminement plein de bonheur.

 

 

Nos 5 sens et nous, toute une histoire !

Nous captons le monde par nos 5 sens et uniquement par eux (Cf . billet comment fonctionnons-nous).

Certains de nos environnements les sur-sollicitent par un trop plein d’informations multiples, diverses et variées. Par exemple, nous décidons d’aller acheter un livre dans une galerie marchande voisine. Les sollicitations sont nombreuses. Ainsi, alors qu’une odeur de viennoiserie chatouille nos narines pendant que nous sommes à la caisse d’une librairie décorée, pour Noël, de milliers d’ampoules clignotantes, tout en suçotant un bonbon et que la copine avec laquelle nous faisons nos courses nous abreuve des détails croustillants de sa dernière nuit amoureuse, nous attrapons fébrilement notre carte bleue au fond de notre sac à main. Nos 5 sens ont capté individuellement des choses qui n’ont aucune relation les unes avec les autres. Mais ce moment précis les a conjugués créant ainsi des ancrages.

Ancrages, vous avez dit ancrages !

C’est la somme de tout ce que captent inconsciemment nos 5 sens chaque seconde de notre vie, reliée aux émotions du moment. Ce sont nos petites madeleines de Proust !

Ainsi chaque fois que nous serons à une caisse de librairie, l’idée d’une viennoiserie ou d’un câlin, nous chatouillera le cerveau ou lorsque nous mangerons une viennoiserie, l’idée d’un câlin ou de bouquiner s’imposera ou alors nous aurons envie de faire chauffer la carte bleue dès lors que des lumières clignoteront (achat compulsif). Nous pourrons même avoir le goût de la viennoiserie sur le bout de la langue et le long de la colonne vertébral les ondes du désir de la nuit amoureuse. Et oui !

À cela s’ajoute, que si les lumières ou les odeurs réveillent dans notre imaginaire des ressentis agréables, le plaisir du moment va s’en trouver renforcé. Joie, bonheur et allégresse nous envahissent.

Si les lumières ou les odeurs réveillent des ressentis douloureux, dérangeants, alors, involontairement, le moment vécu s’entachera d’un sentiment déplaisant même si nous sommes d’humeur rieuse.

A-t-on la possibilité d’orienter un ancrage ? ?

OUI ! par le biais de nos 5 sens.
Même s’il est impossible de contrôler en permanence ce que chacun de nos 5 sens capte, nous pouvons les apprivoiser et les orienter pour déjouer les ancrages.

Pourquoi déjouer les ancrages ?

Pour éviter de rester à quai, pardi ! En effet, même s’il est plaisant d’être bercé par le roulis d’un bateau ancré au port (ce qui finit par être toujours la même chose), nous voyons plus de pays en larguant les amarres.

Donc comment déjouer les ancrages en orientant nos 5 sens ?

En conscientisant les perceptions de nos 5 sens, c’est-à-dire se faire la réflexion consciemment que l’odeur du croissant vient de l’extérieur de la librairie. Savoir que l’odeur n’est pas dans la librairie, permet de déjouer l’ancrage. En le faisant consciemment durant 21 jours (durée de changement d’une habitude), il y a de fortes possibilités pour que cela deviennent un automatisme par la suite.

Une autre recette est de visualiser 5 boîtes bien distinctes les unes des autres, chacune représentant un de nos 5 sens pour y mettre les perceptions dont on a conscience. Ainsi elles éviteront de se mélanger. En désolidarisant nos perceptions nous déjouons les ancrages. Reprenons notre exemple du début, l’odeur de la viennoiserie dans la boîte odorat, les lumières clignotantes dans celle de la vue, le récit de la folle nuit de la copine dans celle de l’ouïe, la carte bleue dans celle du toucher et pour finir le bonbon dans la boîte du goût.

En cuisinières que nous sommes, une autre recette : je déteste, je préfère, j’aime. Lors d’un repas, on vous sert des haricots verts et vous les détestez. Qu’allez-vous manger ? tant que vous n’aurez pas dit ce que vous préférez ou ce que vous aimez, vous vous obligerez à en prendre un peu quelle qu’en soit la raison (par faim, par soumission, par politesse, …). À chacun de nous à essayer de définir ce qu’il aime, déteste ou préfère quel que soit le domaine.

Nous n’avons pas conscience que cette sur-sollicitation d’informations nous formate. À tout laisser rentrer, ça sature notre cerveau comme un disque dur. À un moment donné pour refaire de la place dans notre disque dur, nous aurons des choix à faire pour savoir ce que l’on garde et ce dont on se débarrasse.

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Et pourquoi donc les résolutions du nouvel an ne tiennent pas l’année ?

BONNE ANNÉE ! BONNE SANTÉ ! Vite, vite préparons les bonnes résolutions de l’année nouvelle que nous désirons heureuse et joyeuse.                                             

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Bon, le repas du réveillon était un peu lourd, alors comme première résolution : manger léger toute l’année.

Deuxième résolution :  pour éviter le gros ménage quand la poussière sur les meubles n’en laisse plus le choix, je m’engage à en faire un peu tous les jours.

Cette année, j’arrête de me laisser marcher sur les pieds, troisième résolution.

Quatrième résolution, je termine la décoration de la salle de bain.

Cinquièmement, j’instaure un climat serein dans mon quotidien en toutes circonstances.

Sixièmement, j’arrête de fumer.

Septièmement, j’organise un emploi du temps familial pour que chacun s’investisse dans la maison.

Bon, 7 résolutions, c’est déjà pas mal, c’est un chiffre porte-bonheur donc cette fois-ci, ça va marcher.

Première semaine, j’ai pris un joli cahier pour noter toutes mes résolutions et cocher toutes celles que j’ai réalisé dans la semaine.

J’ai mangé léger : oui

J’ai fait un peu de ménage tous les jours : oui

Certes, je me suis laissé un peu faire par mes enfants qui voulaient absolument aller au fast food et je n’ai pas su leur dire non : à améliorer

J’ai commencé à réfléchir à ce qu’il faudrait faire pour terminer la déco de la salle de bain : en cours de réalisation

Pour le climat serein en toutes circonstances, il y a du boulot. Je ne dois pas avoir les bonnes recettes : donc me renseigner

Septième jour sans fumer : trop génial, même pas de manque ou presque

J’ai listé toutes les taches à faire et à répartir, y’a plus qu’à

Une bonne semaine, ça roule, tout baigne.

Deuxième semaine :  les journées passent vite, très vite ! C’est un peu compliqué de tout gérer en même temps. Bon j’avoue, j’ai piqué quelques taffes à la cigarette de mon collègue de bureau quand il avait le dos tourné. Ça ne veut pas dire que je ne continue pas à m’arrêter de fumer pour autant ! Pour le ménage, on verra ça la semaine prochaine, pas le temps aujourd’hui. Et puis, ça urge pas tant que ça, puisque je l’ai fait régulièrement la semaine dernière. Pour le reste, je tiens bon…

Et les semaines passent .  .  .  .

52ème semaine, déjà un an ! Allez courage, je fais le bilan....

Échec sur toute la ligne ! Que s’est-il passé ???

Entre le boulot, le stress, le couple, le quotidien, les gosses, la bouffe, les factures, l’organisation des vacances, les flaques d’eau, les crottes de chien, les coups de soleil, les galères en tout genre, les rituels de m…, la solitude, les voisins, les relations, la politique, la planète, les problèmes mondiaux, les extra-terrestres, tous ces parasites qui interfèrent dans mes bonnes résolutions et qui m’empêchent de les réaliser, RAS-LE-BOL !!!

Comment font les autres ?

Zut, j’ai dû louper quelque chose d’important pour parvenir à ne pas réaliser mes bonnes résolutions quand j’entends ma voisine expliquer que chaque début d’année, elle fait une liste de tout ce qu’elle veut voir changer dans sa vie. Pour ce faire, elle prend l’engagement avec elle-même de respecter ses résolutions. Ça n’engage qu’elle, certes et personne ne saura si elle ne s’y tient pas. Ma voisine dit que faire un pacte avec soi-même est plus fort qu’avec une personne extérieure parce que l’on n’a moins d’indulgence avec soi-même. Ensuite elle hiérarchise ses objectifs du plus urgent au moins pressé et note la marche à suivre pour le réaliser.

Il est vrai que si l’on veut aller à Rome, il vaut mieux avoir défini combien de temps on y reste, la somme que l’on veut y mettre, avec quel moyen de transport s’y rendre, par où passer si c’est en voiture, où dormir...                                        

J’ai d’ailleurs aperçu, dans la cuisine de ma voisine, un calendrier sur lequel elle a inscrit les différentes étapes indispensables pour venir à bout de sa résolution.

Si je comprends bien, par exemple, pour manger plus léger elle débute par faire l’état des lieux de ses placards, jour 1. Puis le jour 2, elle enlève de ses placards tout ce qui ne convient pas à des repas légers. Jour 3, elle regarde des recettes légères. Jour 4, elle sélectionne les repas qui lui plaisent. Jour 5, elle établit un inventaire des courses à faire. Jour 6, elle fait ses provisions suivant sa liste, ni plus ni moins. Et jour 7, la voici prête à manger léger. À le faire par étape, l’objectif nous paraît bien plus réalisable.

Après, elle passe à la résolution suivante et ainsi de suite. C’est là son secret pour les réussir. Ne faire qu’une résolution à la fois. Sinon elle se perd dans toutes les directions, ne sachant plus qu’elle action est pour la 1ère, la seconde ou la 3ème résolution.

Elle précise aussi de faire uniquement des souhaits possiblement réalisables avec ses moyens.

Ok, j’ai compris, je laisse tomber ma résolution d’aller sur la lune puisque je flippe en avion, alors en navette spatiale...                                                                                                                                        

Si toutefois, elle n’arrive pas à tenir ses résolutions, elle ne s’auto-flagelle pas pour autant. Elle n’essaye pas de se trouver d’excuses. Elle accepte d’avoir échoué. Peut-être n’en avait-elle finalement pas vraiment envie tout au fond d’elle ?

Alors, sur ce, belle année !

Un petit tour sur la page « Bonus » pour un autre genre de lecture...

La nuit de Noël

« Cher Père-Noël,

J’ai enfin compris pourquoi je ne me sens pas heureux. C’est tout simple ; je ne possède pas tous les jeux du Monde !

Chaque fois que je veux m’amuser, je n’ai pas le bon jouet et cela m’attriste. J’ai tout le temps l’impression qu’il me manque quelque chose.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je te demande de m’apporter tous les différents jeux qui existent et même ceux qui ne sont pas encore dans les magasins. Alors je serai le petit garçon le plus heureux du Monde.

Je t’embrasse Père-Noël et à bientôt.

Jérémie »

Enfournant sa lettre dans une enveloppe, d’un coup de langue, Jérémie la cachette. Collant un timbre dans un coin, il la glisse dans la boîte aux lettres.

« Et voilà », pense-t-il en se frottant les mains, « bientôt Noël, c’est génial ».

Attendant le 25 décembre, Jérémie refuse les invitations de ses camarades :

« Allez viens » lui disent-ils.

« Non, non, je n’ai rien pour jouer »

« Ce n’est pas important, on s’inventera des histoires »

« Non, vraiment non, revenez après Noël, tout sera différent ».

Enfin le jour tant attendu arrive.

Jérémie se lève dès que la lumière du jour filtre au travers des volets de sa chambre. Il galope dans tous les sens à la recherche d’un pantalon, d’une paire de chaussettes, d’un pull-over et le voici habillé.

Le cœur en joie, il descend l’escalier et d’un bond se retrouve au pied du sapin tout enguirlandé, où trône un unique cadeau enrubanné.

« Qu’est-ce que cela veut dire ? » se demande Jérémie, « j’avais commandé tous les jouets du Monde, la maison devrait être remplie de cadeaux jusque dans les moindres recoins ! Le Père-Noël n’a sûrement pas bien compris ! »

« Tu crois ? » lui répond une voix derrière lui.

Jérémie se retourne et découvre un vieux monsieur qui ressemble tout à fait à l’image qu’il s’est toujours faite du Père-Noël.

Les yeux écarquillés, il le regarde: «t’es le Père-Noël ? » « Oui, si tu veux ! »

« Comment ça, si je veux ? »

« Ça dépend si tu y crois ou pas. »

« J’y crois, sinon je ne t’aurais pas écrit ! »

« Tu m’as écrit pour les jouets ou pour la féerie de Noël ? »7

« Qu’est-ce que ça peut faire ! T’es le Père-Noël oui ou non ? »

« C’est toi qui décides. »

« Alors oui, t’es le Père-Noël ! Mais ça ne me dit pas pourquoi tu ne m’as pas apporté tous les jouets du Monde ! »

« Je t’ai apporté la magie de Noël. Ouvre ton cadeau... »

Dénouant, sans élan, le ruban vert pomme qui retient le papier orange, Jérémie dévoile un coffret tout simple, doré, sans aucune inscription.

« Je ne comprends pas Père-Noël » finit-il par dire, déçu, « cette boîte ne ressemble pas à un jeu et je ne vois pas à quoi elle peut me servir ».

« Ouvre-la » suggère doucement le Père-Noël.

Jérémie, sans hâte ni enthousiasme, soulève lentement le couvercle arrondi... Et comme par magie, dans un bruissement d’ailes, une nuée de papillons multicolores et froufroutants s’en échappent, voletant légèrement au travers de la pièce.

Certains ont la forme de sourires joyeux, lumineux, rosés, pastels, éclairant la maison tels des rayons de soleil.

D’autres sont comme des baisers gourmands et viennent embrasser tendrement la joue de Jérémie en y déposant un léger goût de miel dégoulinant.

Il y a aussi ceux qui ressemblent à des cœurs rouge vif, tout frémissants, et qui répandent autour d’eux une senteur de Bonheur en murmurant à l’oreille du jeune garçon : « je t’aime » .

D’autres papillons encore flottent à l’instar des pétales d’une rose, doux comme du velours, parfumés comme les fleurs, légèrement poudrés et respirant le propre un peu comme une savonnette. Ils caressent du bout de leurs ailes le front de Jérémie et font disparaître les soucis.

Quant aux petits derniers sortis du coffret, on dirait des bonbons bondissants, moelleux, acidulés qui sentent la guimauve en éruption, le caramel pétillant, les fruits rouges sautillants ; ils déposent sur les lèvres du garçon des saveurs sucrées qui lui rappellent malgré lui, tout un tas de souvenirs heureux et merveilleux.

Jérémie referme la boîte.

« Cela ne m’intéresse pas. Ce n’est pas du tout ce que je t’ai demandé.Tu trouves cela amusant, toi, des papillons ? Moi je voulais tous les jeux du Monde, tous, tous, TOUS ! » crie Jérémie, furieux.

« Veux-tu que je te raconte l’histoire vraie d’un garçon qui, comme toi voulait tous les jouets du Monde ? »

« Non, ça ne m’intéresse pas non plus. Ça sent la morale à plein nez ! Et ça ne me donnera pas tous les jouets du Monde ! »

« Je vois. Ça ne t’intéresse pas. Alors que faire ? ».

Jérémie hausse les épaules en signe d’indifférence.

Le père-Noël réfléchit un instant puis propose : « Toi, ce que tu veux, ce sont tous les jouets du Monde. Moi, je désire t’offrir une histoire. Alors que dirais-tu que je te raconte mon histoire et que je te donne tous les jouets du Monde aussi ? Est-ce que ça te paraît équitable comme marché ? »

Jérémie regarde attentivement le Père-Noël: «tu te fiches de moi ? »

« Pas du tout. Je te raconte l’histoire et je te donne aussi tous les jouets du Monde. »

« D’accord ! Mais fais vite ! »

« C’est l’histoire d’un enfant que j’ai bien connu. À l’époque, il avait à peu près ton âge. Comme toi, il voulait tous les jouets qui existaient sur terre et même au-delà. Comme toi, il était certain que son bonheur en dépendait. Comme toi, il ne pensait plus qu’à cela.

Un jour, il finit par obtenir ce qu’il désirait : il en eut plein les placards de sa chambre, plein sous son lit et dessus aussi, plein sur les murs, plein au plafond, plein suspendus au lustre, plein dans ses chaussons, plein dedans, plein dehors, plein partout. Pas un seul centimètre carré de sa chambre restait libre. Personne ne pouvait en avoir plus que lui. Il en possédait tant et tant qu’il était même impossible à quiconque de le retrouver au milieu de tous ses jouets, il disparaissait complètement dessous. À tel point que ses camarades pensèrent qu’il avait déménagé puisqu’il n’avait pas répondu lorsqu’ils étaient venus le chercher. Même ses parents croyaient qu’il était parti sans comprendre pourquoi et cela les rendait vraiment tristes.

Au début, l’enfant trouvait cela très bien, car il profitait, lui, tout seul, de son immense richesse, en paix. Sans avoir besoin de partager. Il commençait chacun des jeux sans jamais en finir aucun, tant leur nombre était important.

Il pensait que cela lui prendrait une vie entière et bien plus, pour tous les essayer et cette perspective lui plaisait. Une vie entière à jouer !

Les tonnes de bonbons dont étaient truffés les jouets, le nourrissaient.

Il ne manquait de rien.

Beaucoup de jours passèrent ainsi, coupé de ses parents, coupé de ses amis, coupé de la réalité.

Pourtant, un matin, il voulut montrer ses jouets à ses camarades et aussi à tout le Monde. Cela le rendait très fier de pouvoir en compter autant. Il entreprit donc de sortir de chez lui... Mais très vite, il dut se rendre à l’évidence qu’il ne parvenait plus à rejoindre la porte de sa chambre. Au travers de sa route, tous ses cadeaux entassés pèle-mêle, se dressaient maintenant telle une barricade menaçante. Sûrement que les jouets en avaient assez d’être pris, mélangés puis jetés sans ménagement dans ce capharnaüm invétéré du fait de leur trop grand nombre.

Alors, une mutinerie éclata. Une véritable conspiration s’éleva contre le garçon qui ne respectait rien parce qu’il possédait tout. Sur le dessus du barrage s’amassèrent des soldats en plastique moulé vert kaki, armes aux poings, prêts à attaquer si l’occasion s’en présentait. Suivirent juste derrière des dragons violacés cracheurs de feu, des tyrannosaures aux dents longues assoiffés de sang, des monstres à trois têtes en quête de combats. Puis vinrent les différents personnages des jeux de société, certains en costume trois pièces, bermudas, combinaison de ski, d’autres en robes de mariée, maillot de bain, pyjamas, sortis tout droit de leur boite de carton pour soutenir les premiers rangs de la barricade. Les marionnettes, déchirées pour certaines par la violence des gestes du garçon, vinrent gonfler les rangs. Les voitures radioguidées firent vrombir leurs moteurs et devinrent à leur tour menaçantes. Chapeautant le convoi, les robots géants lançaient en tout sens des éclairs de lumière inquiétants. Le moindre élastique, le moindre cube de bois pouvaient devenir à tout moment une arme redoutable.

Tous les jouets, du plus petit au plus grand, du plus simple au plus compliqué, avaient une bonne raison d’en vouloir à l’enfant qui fit plusieurs tentatives pour s’échapper de ce guet-apens. Il tenta vainement vingt fois, cent fois, mille fois de gagner la porte de sa chambre. Sans succès. Il était bel et bien prisonnier de millions de milliers de jouets.

Alors de panique et de désespoir, lançant un virulent coup de pied dans le tas bancal, il déstabilisa l’empilement branlant qui s’effondra lourdement sur lui pendant que tous les jouets roulaient les uns sur les autres dans un vacarme de fin du Monde. Chacun se relevant tant bien que mal, dès lors s’engagea une bataille sans merci contre le garçon.

«Vous ne m’aurez pas!» hurla-t-il, «je suis votre maître. C’est moi qui vous ai fait venir, vous devez me satisfaire sinon je vous détruirai tous jusqu’au dernier ! » acheva-t-il dans un monstrueux élan d’orgueil calqué sur les créatures des plus mauvais dessins animés devant lesquels il s’abêtissait souvent pour ne pas avoir à réfléchir.

Le combat fut rude. Il était seul contre tous, frappé, cogné, pincé, piqué, mordu, griffé. Son nez saigna. Son œil droit bleuit. Ses doigts furent tordus. Son ventre martelé de coups. Bientôt, les troupes du premier rang parvinrent à lui attraper les cheveux pour lui immobiliser la tête, puis les robots firent de même avec les pieds. Les dragons attrapèrent des lacets à scoubidous et le ficelèrent. Avec des morceaux de tissu dénichés dans le théâtre de marionnettes, ils le bâillonnèrent. L’amoncellement de jouets lâcha alors un énorme « Hourra » !

« Et maintenant, que lui fait-on ? » demandèrent les personnages des jeux de société.

« Si on se le lançait comme un ballon ? » proposèrent les robots, « Il rebondirait à son tour pareillement à ce qu’il nous a fait ! »

« Oui, œil pour œil, dent pour dent » clamèrent les autres jouets fanatisés par l’ambiance exaltée.

« Vous voulez vraiment lui faire la même chose qu’il nous a fait ? ! » intervint la peluche colipotame, moitié colibri, moitié hippopotame.

« Oui, il l’a bien mérité, c’est notre revanche ! » répondit une autre peluche panthère noire, « c’est tout à fait légitime ! »

« Il y a une différence entre faire du mal légitimement et faire du mal illégalement ? J’ai l’impression qu’il s’est bien assez puni lui-même, regardez-le, il est tout seul maintenant. Il a perdu ses parents et ses amis. Comme un naufragé sur une île déserte ! »

Effectivement, il y avait fort longtemps qu’il n’avait vu âme qui vive, bien trop occupé à son plaisir. Et si cela l’avait satisfait au début, désormais, il s’en inquiétait. De nombreux jours, jusqu’à aujourd’hui, s’étaient suivis sans que quiconque ne se manifesta. Était-il réellement complètement oublié de tous ?

Une colossale peur s’installa subitement dans son ventre et l’enfant se mit à pleurer. D’un pleur authentique qui déchira sa solitude. Des larmes tellement vraies qu’elles émurent les jouets, qui, tout jouet qu’ils étaient, avaient un cœur. Ils le déficelèrent, le débâillonnèrent afin qu’il puisse appeler à l’aide : « Hou hou, je ne trouve plus la porte, venez m’aider, quelqu’un m’entend ? »

Personne ne répondit. Ses cris restaient étouffés sous les monceaux de jouets qui ne parvenaient pas à s’écarter tellement ils étaient nombreux.

Finalement, toute une vie comme cela ne lui paraissait plus aussi idyllique qu’il l’avait cru. Les jouets avaient cessé de l’amuser et même, il les craignait maintenant qu’il connaissait la puissance qu’ils pouvaient développer tous ensemble. Et puis, manger trop de bonbons et rien que des bonbons l’écœuraient en fin de compte.

Il se mit alors à penser à ses parents avec nostalgie, au sourire de son père qui s’émerveillait à chaque instant de le voir grandir, aux baisers dont sa mère l’inondait à toute heure de la journée, simplement parce qu’elle l’aimait. Il y pensa fort, très fort, puis de plus en plus et même tellement qu’il finit par créer entre lui et ses parents un lien d’amour : en fermant les yeux, il imaginait et même, ressentait la chaleur des bras de son père, le parfum et la douceur de sa mère. Et c’est ce lien qui tissa un fil invisible et lui permit de retrouver son chemin au travers de l’encombrement dans lequel il se débattait. Une fois blotti contre son papa et sa maman, il sut que c’était là le vrai bonheur. »

Jérémie reste perplexe. Il trouve pourtant que c’est agréable d’avoir plein de jouets... Il reconnaît cependant que lorsqu’il a du chagrin, seul un câlin lui met du baume au cœur.

« Le bonheur serait aussi simple que cela ? quelques papillons en forme de cœur, de baisers, de sourires, de pétales de rose, de bonbons bondissants, le tout rassemblé dans une boîte dorée ? » résume Jérémie en faisant la moue, « et tous les jouets que je n’ai pas ? ils me manquent ! »

« Crois-tu que l’on puisse dire que quelque chose que nous ne connaissons pas nous manque, ? Des jouets, tu en as, Jérémie. »

« Mais je n’ai rien ! »

« Tu en es sûr ? je connais bien Martin, le nounours que ta maman t’a offert, pour que tu puisses lui raconter chaque soir, tous tes petits secrets. Quelle connivence entre toi et lui et comme vous êtes rigolos tous les deux ensemble. Il y a longtemps qu’il accompagne ta vie, tellement qu’il en est tout râpé. Mais pour rien au Monde tu ne voudrais le perdre. Je me trompe ?

Bien sûr, tu te souviens du train électrique que ton papa a construit et qui t’emporte dans des pays extraordinaires et merveilleux, à chaque tour de circuit.

Je sais que tu as aussi de nombreux crayons de couleur avec lesquels tu dessines tes rêves pour qu’ils se réalisent.

Et tout cela, d’après toi, ce n’est rien ?

À la fin d’une journée, ce que tu gardes au fond de toi, ce sont ces moments avec tes amis où pour un oui, pour un non, vous partez en éclats de rire, sous le regard complice et attendri de ceux qui t’aiment. Des instants précieux qui n’appartiennent qu’à toi, que personne ne peut te voler, car ils sont blottis tout au fond de ton cœur. »

Jérémie baisse la tête. Réfléchit un instant puis... Rouvrant le coffret doré, cette fois-ci, il admire de tous ses yeux les myriades de papillons aux formes de sourires joyeux, de baisers gourmands, de cœurs palpitants, de pétales de rose légers comme un souffle, de bonbons bondissants qui s’envolent en ribambelles. Il sait maintenant qu’il possède là une véritable richesse, celle qui est toute blottit bien au chaud dans le fond de son cœur.

« Merci Père-Noël, pour ce magnifique cadeau... Mais je voudrais quand même te poser une question... Qu’est devenu le petit garçon de ton histoire ? »

« Il a distribué tous ses jouets aux enfants du Monde et il s’est rendu compte que cela lui prodiguait beaucoup de plaisir. »

« Il les a tous donné, tous sans exception ? » « Il en a gardé un. » « Ah oui, et lequel ? » « Un traîneau. »

« Pourquoi ? »

« Pour aider à distribuer les cadeaux la nuit de Noël ! »

Jérémie, bouche bée, le regard étonné, dévisage l’homme à la barbe blanche et au costume vert et tout en bafouillant, il articule :

« ça alors, ce petit garçon, c’était toi ? »

Mais déjà, le vieux monsieur qui ressemble au Père-Noël est reparti pour d’autres destinations, d’autres foyers, pour son plus grand bonheur.

Qu'est-ce que nos potentiels ?

C'est le bagage de naissance de chaque être humain et leur développement est étroitement lié à l’environnement dans lequel nous arrivons.

Notre environnement

Il est dépendant de : notre langue maternelle, niveau social, lieu géographique, culture, croyances éducatives, scientifiques, religieuses, héritage familial...   

Notre cerveau capte le monde, l'analyse et le façonne à travers nos 5 sens, suivant que l’on naisse en campagne, à la montagne, en ville ou à la mer. Le passage d'un lieu aux multiples sollicitations visuelles, auditives, odorantes, gustatives, tactiles à un lieu différent, comme de la ville à la campagne s'accompagne d'une adaptation à cet autre environnement. André Stern évoque l’amazonien qui perçoit des dizaines de verts différents alors que vivant en ville nous n’en percevons que 2 ou 3.                                                 

Si nous naissons dans une famille francophone, d’un milieu urbain et dont le grand-père a fait la guerre, il est fort probable que nous parlerons français, que nous aurons une vision de la vie au travers des problématiques urbaines et que nous aurons le devoir de commémoration.

Tout ceci n’est qu’un héritage que nous pouvons remettre en question s’il nous déplaît.

 

Et les potentiels, alors ?

Ils se développent suivant notre environnement. Nous avons notamment tous les potentiels pour parler toutes les langues. Étant arrivé dans une famille francophone, le potentiel « parler français » s’est activé et les autres se sont mis en veille. Tant que nous ou notre environnement ne les sollicitent pas, ils n’interviendront pas. Ces potentiels mis en sommeil auront plus facile à se remettre en route si nous mettons de l’enthousiasme à les réveiller. L’envie de les réveiller peut venir aussi bien d’un besoin, d’une expérience, d’une prise de conscience ou d’une contrainte. Ceux soumis à la contrainte ou à une expérience négative seront beaucoup plus difficiles à redynamiser puisque n’étant pas vraiment désirés.

Nous sommes toute notre vie durant en possession de tous nos potentiels, à nous de les activer avec joie !               

                                                                                         Les m2

                                                                                                                          

Comment fonctionnons-nous?

Les sciences reconnaissent aujourd'hui que chaque être humain est doté, à sa naissance, de tous les potentiels dans tous les domaines, lui permettant de s'adapter au mieux à son environnement, quel qu’il soit.

En grandissant, mûrissant, ces potentiels vont se développer ou s’ensommeiller, suivant ce que ses 5 sens vont capter comme informations. Ces informations vont s’archiver dans la bibliothèque infinie de sa mémoire tout le long de sa vie, devenant ainsi la base de son fonctionnement.  

                                                                                                 Les m2                                                     

Nous captons notre environnement par nos 5 sens et uniquement par eux. Ce sont eux qui nous relient au monde. Sans eux, nous n’avons aucun développement possible, aucune émotion, aucun vécu. Nos 5 sens captent H24 les événements de notre vie. Ils enregistrent à quoi ressemble notre environnement et tout ce qui fait notre vie.

La bibliothèque, (notre subconscient), dans laquelle nos 5 sens archivent les informations, étant infinie, il est impossible de contrôler tout ce que chacun de nos 5 sens capte, ou d’en connaître le contenu exact. Nos sens engrangent en permanence, chaque seconde qui passe, sans état d’âme, sans discernement, sans jugement.

À partir du moment où nous sommes créés dans le ventre de notre mère, nos 5 sens ne vont cesser de se développer. Chacun des 5 sens va commencer à engranger toutes les informations qui l'entoure, suivant sa fonction : le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et la vue. Ils sont irremplaçables. S’il nous en manque un, nous compensons, autant que faire se peut, avec les autres.

En même temps, tout ce qui va être recueilli par eux va se relier aux émotions que notre mère ressent, car la fonction de nos sens est d’archiver chaque instant avec l’émotion du même moment. Par exemple, si notre maman déjeune, qu’il fait froid, qu’elle ressent de ce fait une gêne, nous allons enregistrer dans notre bibliothèque infinie le concept du déjeuner gênant, sans prendre en considération que cette gêne vient du froid ressenti par notre mère. Nous avons fait un raccourci de l’événement au résultat. Ainsi, plus tard, chaque fois que nous déjeunerons dans le froid, même si cela ne nous dérange pas, nous ressentirons une gêne non identifiée. Nous nous chargeons donc de toutes les émotions, celles de notre mère d’abord puis de notre père et celles de leur environnement, sans en avoir conscience, dès la gestation.

Nous voici donc formatés avec des ressentis qui ne nous appartiennent pas et avec lesquels, tant que nous ne les remettons pas en question, nous allons fonctionner, tant bien que mal.

                    

 Notre environnement, késako ?

C'est le milieu dans lequel nous arrivons : langue maternelle, niveau social, lieu géographique, croyances éducatives, scientifiques, religieuses, héritage familial...