Épanouissement personnel

Le 13ème des 12 travaux d'Hercule

HerculeHercule s'épuise chaque jour à tirer péniblement, malgré sa force titanesque, les charges quotidiennes liées aux tâches de son foyer.

En coloc avec un pote et ses enfants, rencontrés lors de sa recherche des pommes d'or du jardin des Hespérides, il a cessé de travailler depuis l'achèvement de ses 12 travaux.

De ce fait, ménage, lessive, repassage, rangement, vaisselle, infirmier, conteur, veilleur de nuit, courses, gestion des enfants, écoute active des malheurs des uns et des autres, sortir les poubelles, entretien du morale des troupes, sustentation de la dite troupe, maintien d'une ambiance conviviale, résolution des problèmes relationnels et/ou matériels, tout cela lui incombe.

En un mot, il est le SAV gratuit du foyer.

Une véritable charge qu'il n'ose demander à partager, ni avec son pote qui travaille, ni avec les enfants en pleine éducation.

Même avec une force Herculéenne, c'est lourd !

La simple et unique gloire de gérer avec succès le SAV de son foyer, suffit-elle à motiver Hercule au quotidien ?

 

 

La muse Tructruc    Muse

- Et bien Hercule, t'as pas l'air bien. Tu n'as pas bonne mine avec tes valises sous les yeux. Qu'est-ce qui se passe ?

- Bof, je sais pas bien. J'ai l'impression que je m'épuise, mais je ne sais pas à quoi.

- Peut-être avec le SAV ?

- Ben non, ça, c'est normal que je fasse tout, je travaille pas.

- Ben si, tu en fais plein des trucs : blanchisseur, cuisinier, gestionnaire, garde enfants, éducateur, infirmier, taxi, psy, veilleur de nuit, réparateur des choses cassées, animateur, j'en passe et des meilleurs. C’est plus que tes 12 travaux ! Tu imagines un peu toutes les économies que tu apportes au foyer ? C'est comme si tu avais un revenu toi aussi.

Mais peut-être que le fait de travailler chez toi à des tâches liées à l'entretien du foyer et de les planifier à ta guise, peut donner l’impression que tu te reposes? Mais pas pour moi.

- Ah oui, tu vois ça comme ça, toi ! Quand je faisais les 12 travaux, là, on pouvait m’admirer. Et j'y ai gagné l’immortalité.

Ici, j’ai l’impression que rien de ce que je fais n’a de vraie valeur. C'est certainement pour ça que je n'ai pas toujours l'entrain nécessaire pour faire le SAV et je me culpabilise de cette non-envie. Je suis même capable de me rendre malade pour justifier de ne pas le faire.

- Peut-être qu'en modifiant ta considération de la chose, ça peut changer ta réalité?

- Comment ça ?

 

Imagine

- Imagine mettre du zen dans tes actions...  Zen

 

Par exemple, quand tu passes le balai, si tu visualisais en même temps que tu nettoies tes idées dévalorisantes sur toi-même. Le geste serait peut-être plus léger, constructif et le moral plus élevé.

- je comprends ce que tu essayes de dire, mais même si je fais réaliser des économies, je ne gagne rien.

- Demande un partage de ses revenus ou un troc valorisant à la personne qui bénéficie de tes services.

- Ben, c'est qui?

- Peut-être ton coloc...                                                                                                                                                                                                           Les m2''Imagine all the people, Living life in peace... ''

Chanson ‘’Imagine’’, John Lennon & Yoko Ono,1971.

 

 

 

 

Recette du gâteau d'amour à la cerise sur le gâteau

Les m2Et si la vie était un gâteau d'amour à concocter chaque jour ?

Et si l'autre s’avérait être la cerise sur le gâteau ?


Chanson « Cake d'amour » du film Peau d'âne, 1970, revue et corrigée par les M2

Note musique

Préparons notre

Préparons notre pâte
Dans une jatte

Dans une jatte plate
Et sans plus de discours
Allumons notre

Allumons notre four

 

4 poignées

D'enthousiasme et de joie

6 grosses louches

D'humour et de confiance

En soi et de l'amour

Sans condition

Sans condition de rien

 

Choisissons donc

Beaucoup de bienveillance

De la Passion

Et de l'honnêteté

Et soyons responsable

De notre vie

Pour not' plus grand bonheur

Gateaubis

Et poubellons

Ce qui est erroné

Les ingrédients

Qui nous montent au nez

Qui nous font la vie dure

Et difficile

Surtout poubellons-les

 

Mauvaise foi

Violence, aussi colère

Méchanceté et culpabilité

Oublions-les de suite

Avant qu'ils ne

Qu'ils ne gâchent notre vie

Poubelle

 

Pour compléter

D’une note goûtue

Une cerise

Une jolie cerise

Rien que pour décorer

Et pour l’aimer

Juste pour ce qu’elle est

Gateaucerisebis

Et si jamais

Elle venait à pourrir

Sachons surtout

Surtout qu'on peut changer

Et que chacun de nous

Reste pour l’autre

Une simple cerise

 

Un souhait d'amour
Un souhait d'amour s'impose
Tandis que la,

Que la pâte repose

graissons le plat de beurre
Et laissons cuire,
Et laissons cuire un' vie...

 

Les maudits des transports et autres queues de supermarché...

                                                                                  Les m2

Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ? C'est toujours pareil ! Quand je dois aller quelque part, le seul train annulé, c'est le mien ! Ou bien la seule route en travaux, c'est la mienne ! J’ai vraiment pas de chance.

Et c'est la même chose dans les magasins ! Il suffit que je choisisse une caisse pour que ce soit la seule qui n'avance pas. Quelle que soit la queue dans laquelle je me m'insère, aussi bien sur l'autoroute, qu'au cinéma ou à la CAF, même avec un ticket, c'est toujours la mienne qui fait du sur place !

 

Fatalité  Etoile

J'ai dû naître sous une mauvaise étoile ! Les anges étaient certainement distraits ce jour-là. C’est sûr, ils devaient tirer à ''tête ou navire'' (pile ou face) celui qui m'accompagnerait dans la vie.

À mon avis, ils sont toujours en train de jouer sans être parvenus à se mettre d'accord. Ma naissance s'est donc effectuée sans leur regard bienfaiteur et c'est pourquoi ma vie se déroule à la ‘’va-que-je-te-pousse’’ et de préférence, ‘’je-te-pousse-du-côté-du ravin’’.

                                                                            Sorciere

Ou alors, le jour de ma naissance, la vilaine sorcière du nord n'ayant pu obtenir ce qu'elle désirait, ni de Dorothée, ni du magicien d'Oz, s'est rabattue sur moi et a saupoudré sur mon berceau le sort que je serais adepte du verre à moitié vide.

C’est bien ma veine ! Quelle poisse !

Je suis une victime de ce monde et il me le fait bien comprendre !

Que faire ?

Osciller entre la dépression, me retirer dans un couvent, devenir actionnaire d'un fabricant de mouchoirs ou passer ma vie à râler que c'est toujours pour moi les catastrophes?

À quoi bon ? Pas de chance, qu'est-ce-que vous voulez, je n'ai pas de chance. Il ne me reste plus qu'à m'asseoir dans un fauteuil pour regarder passer ma vie, morne, triste, sans joie et ainsi éviter tout problème.

À quoi sert ma vie ? À rien. Même pas à faire avancer le schmilblick.

Et bien voilà, j'ai touché le fond.

Bon, il paraît que lorsque l’on a touché le fond, on ne peut pas aller plus bas, qu’il ne reste donc plus qu’à remonter.

Alors, remontons !

 

La remontada

Ok ! Remontons. Mais comment je m'y prends ? Apparemment, la notice d'utilisation n'est pas si simple et n'est pas livrée à la naissance. Si ? Hé ! Vous ! Les pros du développement personnel, c'est quoi le mode d'emploi ?

Il est suggéré de sortir du triangle de Karpman ? C'est quoi ça ? Victime, bourreau, sauveur ! Ok, mais une fois qu'on a dit ça, on en fait quoi ?

S'il y a des victimes, c'est qu'il y a des bourreaux et des sauveurs. S'il y a des bourreaux, c'est qu'il y a des victimes et des sauveurs. S'il y a des sauveurs, c'est qu'il y a des victimes et des bourreaux.

Alors, si j'arrête d'être victime, est-ce que ça élimine de mon environnement les bourreaux et les sauveurs ? Ben, pourquoi les sauveurs d'ailleurs ? C’est bien les sauveurs !

Ah mais oui ! S'il y a sauveur, il y a forcément victime et s'il y a victime, le bourreau attend au coin de la rue ! Et on repart pour un tour !

Ok, soyons responsable. Si je suis à cette caisse ou si mon train a été annulé, c'est parce que j'ai choisi cette queue et que je n'ai pas prévu de plan B pour le train.

Effectivement, quand je me remets entre les mains de choses que je ne maîtrise pas totalement, le truc, c'est de prévoir que ça peut déraper de ouf ! Prévoir ? Uniquement quand c’est vraiment important pour moi. Parce que je ne vais pas passer mon temps à tout envisager! Et place à l’imprévu !

Soit ! J'ai l'habitude de toujours vouloir que les choses aillent vite, je n'ai pas de patience. C'est pour ça que les queues de supermarché m’énervent. Mais si je prends de quoi lire pour attendre, j'aurais eu un moment de plaisir et je serais de bonne humeur.

Pour le train, si j'ai vraiment besoin d'être à l'heure quelque part, j'ai la possibilité d'en prendre un plus tôt pour être assurément à l’heure. Ainsi, si le train n'y est pas, il n’me prendra pas et j'ai largement le temps de trouver un autre moyen pour me rendre à mon rendez-vous dans les temps.Train

Visiblement, à ce que je comprends, les choses dépendent uniquement de moi et de comment je les prends, de comment je gère mon temps et des pensées que j'ai ?

‘’Nous sommes ce que nous pensons.’’ qu'il a dit Bouddha.

Donc, suivant ce que je pense, je me facilite la vie ou je me mets des bâtons dans les roues ? C’est un peu relou cette affaire, car je n’ai pas forcément envie d’être responsable de ce que je vis.

Pourtant, après plusieurs lectures sur ce sujet, force est de constater qu’apparemment, nous sommes bel et bien ce que nous pensons et seul maître à bord. Si je pense que je n’ai pas de chance, alors, je n’en aurai pas. Par conséquent, je vais changer mes pensées. Cela semble être la condition ‘’sine qua non’’ pour sortir du triangle dramatique.

Si j'avais su ça plutôt, peut-être que j'aurais pu éviter de toucher le fond … « de la piscine dans le petit pull marine tout déchiré aux coudes... »   Note musique

Essayons !

Allez ! Ok ! je me mets au défi d'arrêter de râler, de rééduquer mes pensées et d'accepter d'être responsable de ce que je vis. Que la vie commence !

 

Tranche de vie, trop c'est trop et mdr

Trop, encore trop, toujours trop !

Lulu : J'ai vu un film l'autre jour. Haaaa, c’était trop bien, j'ai trop aimé, c'est sûr que ça va trop te plaire (Ha non, non, ça c'est déjà vu dans le billet du même nom). J'ai prévu de retourner voir le film, ça me ferait trop plaisir que tu viennes avec moi.

                                          Clap de cinema               Ticket            Pellicule de cinema                  

Jessi : Si j'entends bien, le film n'était pas pour toi et ça ne te ferait pas plaisir que je vienne.

Lulu : Ben pourquoi tu dis ça, le film était trop bien et j'ai vraiment envie que tu vienne ?

Jessi : Parce que quand tu dis « trop », j'entends que le film est trop bien pour toi donc que tu n'as pas ce qu'il faut pour l'aimer. Et quand tu dis que ça te ferait trop plaisir que je vienne, j'entends que tu ne mérites pas ma compagnie.

Lulu: N'importe quoi. Quand je te dis qu'un dessert est trop sucré, ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas.

Jessi : Certes, mais c'est révélateur de ce qu'il ne te convient pas tout à fait, sinon tu l'aurais adoré, tout simplement.

Lulu : Je vois pas la différence.

Jessi : Imagine, quand tu dis qu'il y a trop de monde dans le train, tu comprends quoi ?

Lulu : Qu'on est serré.

Jessi : Donc inconfortable, avec le nez sous l'aisselle de fin de journée du voisin de droite, l'haleine fétide du voisin de gauche, la valise dans les reins de celui de derrière et le parapluie dégoulinant de la dernière averse de la personne de devant. Le tout en équilibre sur un orteil avec l'impossibilité d’en poser un deuxième et sans pouvoir se tenir pour gérer les accélérations et les ralentissements. Donc trop serré !

Lulu : Oui, vu sous cet angle, je comprends. Mais ça fait quoi ?

Jessi : Moi, si je dis que quelque chose est trop beau, j'ai l'impression que ça limite ma capacité à accéder au beau. Et que du coup, je doive me contenter de moins beau.

Lulu : Mais c'est juste pour sublimer le côté beau de la chose !

Jessi : J'ai vraiment l'impression que ça fait tout l'effet inverse.

Lulu : Ben alors on dit quoi ?

Jessi : Comme j'ai banni les jugements de mon vocabulaire, je vais juste dire que j'ai aimé ou adoré ou encore que ça me plaît.

Donc, trop c'est trop !

 

MDR

Jessi : Hahaha, trop c'est trop ? Mort de rire !

Lulu : waouh ! Quelle expression prophétique ! Ça me fait penser au présentateur météo quand il prédit du mauvais temps toute la semaine.    Parapluie

Pour moi, cette prévision sape le moral des troupes et ainsi nous programme à nous sentir mal toute la semaine. Alors, « mort de rire », quelle image !!!! Elle me fait froid dans le dos, d'autant que j'ai lu dans un billet que toutes les images que l'on se crée s'archivent en nous et deviennent notre réalité.

Donc, MDR ? vade retro !                                  

Jessi : Alors tu dis quoi ?

Lulu : Par exemple à la place de mauvais temps, je préfère dire : mettez vos bottes et sautez dans les flaques d'eau à pieds joints. Ou : réjouissons-nous de respirer à plein poumons l'air dépollué par le vent.

Jessi : Et donc à la place de MDR, tu suggères quoi ?

Lulu : Ça me réjouit ! J'adore ! Ça me fait beaucoup rire ! LOL ! J'en ris aux éclats... En y réfléchissant, il y a du choix pour alimenter notre bibliothèque à images.

 

Pour conclure

Changer nos expressions, nos automatismes, c'est une gymnastique, un entraînement quotidien. Quasiment un jeu. Une, deux, une, deux, persévérons! L'horizon s'éclaircit. Finit le « trop » qui limite nos pensées et le MDR qui obscurcit nos images ! Et si nous cultivions la vie en positif ?

Carpe diem !

Les m2

Premier amour

Les m2Mon premier amour ? C’est bien cette personne qui a fait vibrer tous mes sens quand j'avais à peine 15 ans ? Non ? Ah bon ! Ben alors, c'est qui ?

Moi, tout simplement moi.

Alors là, c'en est une belle ! Pourtant tout le monde dit qu'il faut d'abord aimer son prochain. Ça va pas faire égoïste de s'aimer soi ? Narcisse l'a déjà fait, ça lui a pas vraiment réussi, il a mal fini. Plouf ! C'était pas la bonne idée du siècle. Alors comprenez la frilosité à imaginer faire pareil.

 

Ange Eulo et Ange Élusse Miroir 1

- Je m'aime, un peu, beaucoup, de plus en plus.

- Mais oui t'es beau, arrête de toujours te regarder dans la glace, tu vas user le miroir. Et franchement, qu'est ce que cela t'apporte de faire ça ?

- J'apprivoise mon reflet.

- Ben, pour quoi faire ?

- Pour apprendre à m'aimer. Si je ne m'aime pas, j'ai l'impression de ne pas pouvoir aimer les autres. C'est comme si je voulais donner à manger à quelqu'un alors que mon garde-manger est vide. C'est impensable. Donc, je commence à le remplir d'abord.

- Ça fait un peu égocentrique ton truc.

- C'est ton point de vue. Pour moi, ça me permet d'avoir plus d’énergie pour les autres.

                

Ange ÉlusseAngelusse 1

Ange Élusse n'a pas la même vision qu'Ange Eulo, et pour le remettre dans le droit chemin, il a couvert de papier journal tous les miroirs de la maison. Ainsi ça évitera à Ange Eulo de s'auto-centrer sur sa propre personne.

Pour autant Ange Eulo continue à apprivoiser chaque jour davantage son image malgré la blague des miroirs recouverts, pendant qu’Ange Élusse offre toutes ses provisions aux autres. Il organise chaque jour une longue tournée de distribution. C'est qu'il y en a du monde !

Entre faire les courses pour les autres, répartir les denrées en repas, puis la longue tournée, Ange Élusse y passe ses journées et finit par s'oublier. Mais faire passer les autres avant lui, cela lui apporte une telle joie que pour rien au monde il ne voudrait s'en priver. De là à penser qu'il faille plus malheureux que soi pour être heureux, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons cependant pas, afin de ne pas entériner l'idée.

 

Ange Eulo Angeulo 2

Gonflé de l'amour qu'il a pour lui, Ange Eulo déborde d’énergie. Et cette énergie lui donne l'envie de la partager avec le monde entier. Ainsi, il s'adonne régulièrement au troc car pour lui, le partage à sens unique a un côté déséquilibré. Il craint que cela lui donne un sentiment de supériorité sur l'autre, s'il ne s'autorise pas à recevoir l’abondance d'un échange. Il est convaincu que chacun a une richesse en lui et que grâce au troc, tout le monde peut en prendre conscience.

Alors il troque. Il troque le matin, il troque le midi, il troque le soir. Il troque un pain, un cours de guitare, une heure de son temps et ça le remplit de joie, et les autres par la même occasion, sur un même pied d'égalité.

De là à penser que tout le monde peut être heureux en même temps, il n'y a qu'un pas que nous franchissons allégrement.

 

Épilogue

Ange Élusse s’épuise dans sa joie à sens unique, même si cela semble apporter du bonheur aux autres. Pour autant, personne n’en a la moindre reconnaissance, tout perdus qu’ils sont dans l’inquiétude du lendemain. L’infélicité générerait-elle l’indifférence?

À bout d’énergie, Ange Élusse demande sa recette à Ange Eulo : mon premier amour, c'est moi !

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Ça paraît presque trop simple pour être vrai : s’aimer soi pour aimer les autres et donner aux autres de quoi être aimé !

Dès lors, Ange Élusse enlève le papier journal de tous les miroirs et entreprend d’apprivoiser son image. Pour reconnaître ses qualités et les transcender. Accepter ses défauts et les métamorphoser. Toute une nouvelle route à tracer, décorer, vivre.

Désormais, Ange Eulo et Ange Élusse prennent plaisir à réunir leurs 2 visions et ainsi en faire un Paradis !

 

‘’S'aimer soi-même, c'est s'attacher à découvrir l'essence qui est déposée en soi.’’

Paule Salomon ; La sainte folie du couple (1994)

 

Truc et astuce : Apprivoiser son image dans un miroir sous toutes les coutures.

La culture du verre à moitié...

- Oh, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu !

Petite phrase anodine ? Pas si sûr ! Suivant qu'on s'est levé du pied droit ou du pied gauche, nous voici envolés dans la spirale euphorique du verre à moitié plein, ou celle obscure du même verre à moitié vide.

Voyons ce que cela donne dans le quotidien.

Lulu et Jessi prennent rendez-vous pour se revoir.                          Les m2

 

L'euphorie du verre à moitié plein

S’enflammant pour ces retrouvailles, Lulu épluche minutieusement sa garde robe à la recherche du vêtement idoine pour ce rendez-vous, chemise unie jaune ou à motifs, veste à col ou pas ou peut-être carrément sweat. Beaucoup de temps est passé depuis leur dernière escapade au Mont Joyeux, en compagnie de toute la promo du conservatoire de la classe des cuivres et des percussions. Lors de cette sortie, Lulu et Jessi s’étaient découvert une passion commune : la collection des chewing-gums mâchés à tous les vents et, de ce fait, s'étaient promis de se revoir souvent. Une telle passion réunissait les chewing-gums arrachés aux semelles pleines de vase, ceux au goût poireaux à peine salivés, ceux récupérés dans des poubelles ou des cendriers et vénérés comme des trophées... Bref, une collection improbable qui créait des liens.

Tout à sa joie de partager à nouveau un moment rempli d’anecdotes sur leur collection, Lulu sautille tel un enfant le long des rues. Tout est prévu pour cette journée : la tenue vestimentaire, la réservation du restaurant, le concert envisageable, le bistrot pour prendre un pot et bavarder, la boîte où danser, le karaoké délirant... Un super programme pour cette revoyure qui s'était perdue dans les méandres de la procrastination et qui électrise l'enthousiasme de lulu. Une chouette journée en perspective.

 

Le côté obscur du verre à moitié vide

Même si très loin dans son for intérieur, cela fait plaisir à Jessi de revoir Lulu, la petite phrase anodine « ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu » résonne comme un reproche. Oui ça fait longtemps ! Jessi a eu tellement de choses à gérer dans son quotidien depuis l'ascension du Mont Joyeux : panne de réveil, chaussettes dépareillées, pâtée du chat, coiffeur de l’autre côté de la ville, embouteillages, caddies à remplir, restaurant du coin, lessive à gogo, week-end pluvieux, ensoleillé, venteux, neigeux, concert, bières et cigarettes trop trop trop, infos à outrance...

Pour être sincère, Jessi a accepté ce rendez-vous pour éviter un autre reproche qui n'aurait, à son sens, pas manquer de venir. Mais quoi se mettre ? Le nez dans sa valise bien chargée, Jessi a du mal à se décider et finit par opter pour un vêtement venu du fond des âges et du fond de la malle.

Traînant des pieds, Jessi se rend au rendez-vous.

 

Le rendez-vous Soleil

Lulu demeure dans la joie de cette revoyure tandis que Jessi reste à l'affût du reproche attendu au débotté. Reproche qui n'arrivera pas du fait que l’enthousiasme de Lulu occupe toute la place dans le verre à moitié plein. Flottant dans sa volubilité, Lulu raconte avec ferveur les dernières anecdotes des chewing-gums mâchés à tous les vents, venus étoffer sa collection. Impossible pour Jessi d'y prendre le moindre plaisir, en boucle sur les mots, attendant de mordre au moindre reproche.

Pourtant l'histoire du chewing-gum revenu de l'espace par la dernière navette spatiale et celle du chewing-gum pré-mâché par le fan qui a serré la main de Spider-man, valaient leur pesant de cacahuètes... ou plutôt de chewing-gum. Tous ces chewing-gums qui auraient pu être partagés avec Jessi, pour sa collection. Une prochaine fois peut être...

 

Comment pourrir un rendez-vous par Jessi

Juste en se concentrant sur la moitié vide du verre qui l’obnubile. Depuis son enfance, voire même depuis des générations, Jessi croule sous le côté obscur de la force qui l’empêche de s’enthousiasmer, des fois que le bonheur serait une vaste fumisterie, inventé par des gourous férus d'optimisme.

Pourtant quelque part en son for intérieur, le plaisir des retrouvailles ne demandait qu'à surgir.

 

Comment réussir un rendez-vous par Lulu

Lulu, ayant suivi Tim Burton dans le tournage du film Big fish, a réalisé que suivant l'emplacement de la caméra, on pouvait avoir une vision très différente, allant du clair à l'obscur. Testant plusieurs angles de caméra, Lulu a fini par opter pour l'euphorie du verre à moitié plein. Plus drôle. Plus créatif. Plein de promesses. Carrément optimiste.    

                                                                Camera 1

 

Et pour finir

Qui que l’on soit, d’où que l’on vienne, notre environnement, c’est notre atmosphère. Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ! Et bien non. Si l'atmosphère te pollue, arrête de respirer ! Ou va voir chez le voisin si l'herbe est plus verte ! Ah ben non, elle l'est pas. Alors revenons à nos moutons... de Panurge... mais non, pas non plus !

Allons un peu de sérieux. Quand l'atmosphère t'étouffe, déplace ta caméra ! En d'autres termes, ou tu prends bien ou tu prends mal les choses, c'est toi qui choises !

                                                                   Coccinelle

 

 

Ça va trop te plaire

Les m2Jozi offre un cadeau à sa super copine Aimée, dite Mémée.

- C'est quoi ce cadeau ?

- Une surprise. Ça se voit ! Et je suis sûre que tu vas aimer, tu vas même adorer. J’en suis certaine. Je te connais tellement bien.

Et bien voilà, ça nous l'a énervée notre Mémée. Cette prédiction qui se veut avérée alors qu'elle est sortie tout droit du chapeau. Parce que si Jozi connaissait vraiment Mémée, elle ne lui offrirait pas une épingle à chapeau dont elle n’a rien à faire, vu qu’elle ne porte pas de chapeau d’une part et que l’épingle est parfaitement démodée d’autre part. D'ailleurs, Jozi ne lui ferait pas de surprise du tout. Car elle saurait que Mémée déteste qu'on choisisse à sa place ce qu'elle doit aimer ou pas. Déjà que tante Adèle, il y a peu, certaine de son goût indéfectible, s'est ramenée avec un vase tout à son image, suranné, impossible à caser dans l’intérieur de Mémée !

Tout ça, ça embrouille Mémée à tel point que l’autre jour, elle s’est vu prendre un gâteau bofbof plutôt que d’opter pour le banana-Split débordant de chantilly et de sauce chocolat dont elle raffole ! Et ce, pour l’unique raison que tous, autour d’elle, l’ont persuadée qu’elle adorerait ce dessert et qu’en plus il était bien moins calorique pour les rondeurs de ses hanches.

                                                                              Coupe de glace 1

Du coup, Mémée finit par accepter le choix des autres et par s’asseoir sur le sien...

Dans son for intérieur, elle se demande bien de quoi ils se mêlent tous. Que sincèrement, ça ne les regarde pas. Que même si ça semble partir d’un bon sentiment, c’est exaspérant, car les bons sentiments ne sont bons que pour ceux qui les prodiguent. Qu’ils n'ont qu’à s’occuper de leurs oignons. Qu'est ce qu'ils en savent au fond de ce qu'elle aime, il ne la connaisse pas au fond.

Et, Mémée se connaît-elle vraiment ?

 

Soyons honnête

Cependant, à Mémée aussi, il lui arrive de faire pareil. Elle s’entend proposer à Jozi: -ça te dit de venir voir le super film de ce soir avec moi ? Je suis certaine qu’il va te plaire !

Et voilà ! Mémée fait ce qu'elle déteste qu'on lui fasse. Quand Mémée affirme à Jozi « ça va te plaire », elle ne voit pas ce qui gêne à le dire. Mais quand c'est à elle qu'on l’assure, elle se sent dépossédée de ses choix, quasi déshumanisée.

Pourtant Mémée adore dire à Jozi qu'elle va aimer. C'est tellement un réflexe qui la rassure sur sa propre valeur. Car si Jozi aime, cela donne de la valeur à ce que pense Mémée.

Ça suffa comme-ci !!! Ça suffit comme ça !!!

Certainement que si Mémée se connaissait mieux, elle ne se serait pas assise sur son banana-Split et cela lui aurait évité de gros frais de teinturier.

Sus à l'esclave à l'avis des autres !

 

« Nosce te ipsum ! » (version latine)

« Gnothi seauton ! » (version grecque), qu'il disait Socrate, en s'appropriant cette devise gravée au frontispice du Temple de la Pythie de Delphes « connais-toi, toi-même ».

Facile mais tout un programme quand même !

Bon, Mémée, le premier pied hors du lit, commence sa journée en allant faire pipi, après elle petit-déjeune, ensuite elle se prépare pour sa journée. Ça c’est se connaître ! Déjà un bon début !

Et après ? Quoi après ?!

Ben, après, Mémée aime le banana-Split, n'en déplaisent aux autres. Elle se rend compte que si elle a accepté la dictature du gâteau bofbof, c'est parce que confusément, tapis au fond d'elle, il y a plein de formatages qui la font réagir ainsi. Que si elle pouvait s’autopsier, elle trouverait certainement les bugs et pourrait s’en affranchir.

« Le vray commencement pour en vertu accroître

c’est soy-même se cognoitre

Celui qui se cognoit est seul maistre de soy

Et sans avoir royaume, il est vraiment un roy. »

Ronsard (1524-1585)

C’est bien joli de citer Ronsard.

 

Mais comment faire ?

« Je fermerai maintenant les yeux, je boucherai mes oreilles, je détournerai tous mes sens, j’effacerai même de ma pensée toutes les images des choses corporelles... Ainsi, m’entretenant seulement moi-même et considérant mon intérieur, je chercherai de me rendre peu à peu plus connu et plus familier à moi-même »

R.Descartes (1596-1650) « Méditation Troisième »

 

Et donc ?

Mémée, avec Jozi dans son sillon, ont arrêté le « ça va trop te plaire ! ». Déjà 62 jours d’abstinence ! Une vraie libération. Et ce n’est qu’un début....

                                                                                          Cadenas

 

Truc et astuces.

Continuons à épurer notre valise avec le défi de la semaine : enlevons les jugements, supprimons les adjectifs sur les personnes.

Tranche de vie, cours de chant et coupe de glace

Nino et Jean-Baptiste sont nés avec un mois d'avance, le même jour, dans la même maternité mais pas des mêmes parents et avec 6 heures et 37 minutes d’écart.

Les liens de couveuses étant indéfectibles, depuis, ils sont inséparables quasi comme deux frères, l'index et le majeur. Ils ont grandi ensemble, fait leur puberté ensemble, l'acné juvénile ensemble, la voix qui mue ensemble et sont aux portes du bac ensemble. Ils vont même jusqu'à partager tous leurs parfums en matière de glace. Glaces qu'ils dégustent chaque après-midi au café du lycée comme un rituel porte-bonheur instauré par Jean-Bapt. Toutefois, ils n'ont pas tout à fait la même vision de leur avenir du fait des 6 heures et 37 minutes d’écart. Nino rêve d'apprendre à chanter alors que Jean-Bapt se voit continuer à déguster des coupes de glace tout en dealant de la « beuh ». Commercial quoi !

-Dis donc Nino, j'ai des supers idées pour mon futur commerce de « beuh ». Ça ne t’intéresse pas ?

- Ben non, tu sais ce que je pense de la « beuh », c'est pas ma came.

- Pourtant, je nous vois bien ensemble, tu sais, comme on a toujours été, l'index et le majeur. Notre complicité ne s'arrête pas aux coupes de glace.

Nino ne répond rien, il se demande comme annoncer à son pote de toujours, celui qu’il vénère depuis la couveuse à en être soumis, qu'après le Bac, il désertera le café du lycée pour des cours de chant.

 

                                                                     Coupe de glace 2

 

Les cours de chant

À Noël dernier, sous le sapin en carton entièrement décoré, une épaisse enveloppe au prénom de Nino tout en arabesque dorée, brillait de mille feux. Les mêmes étoiles scintillaient dans les yeux de ses parents qui souhaitaient que leur fils réalise le rêve qui tenaillait ses entrailles. L’épistole détenait trois brochures pour des écoles de chant éparpillées loin de sa terre natale. À Nino de choisir celle qui conviendrait le plus à ses attentes. Il s'en réjouissait déjà. Tellement, qu'il avait eu aussitôt l’envie de l'annoncer à son frère de couveuse. Mais un doute l'avait stoppé net. Jean-Bapt accepterait-il de voir partir Nino ?

Est-ce à dire que Jean-Bapt aurait Nino sous sa coupe... de glace ?

                                                                    Note musique

 

6 heures et 37 minutes d’écart.

Nino et Jean-Bapt sont nés le même jour, certes, mais l’écart horaire entre les deux, ça fait tout un monde ! Un thème astral quasi opposé ! Euh, n’exagérons pas, différent, c’est déjà ça. Ceci dit, Jean-Bapt avait la lune noire en maison XII, ce qui peut rendre moins sensible au côté obscur de la vie et Vénus avait déjà déserté son thème. Tandis que Mercure entrait dans celui de Nino tout en discrétion. Ajoutons là-dessus les ascendants Triton et Caribou et hop, nous passons-là dans la dimension temps X et nous obtenons la parfaite recette pour que Jean-Bapt impose ses desiderata à Nino, faisant de Nino un copain tout en obéissance.

Rassemblant son courage, Nino annonce enfin à Jean-Bapt qu’il part....

Et depuis, les langues vont bon train...

 

Gisèle et Lucienne, les vamps et commères du village

-Il paraîtrait à ce qu'il paraît, que les parents de Nino ont tout fait pour le séparer de Jean-Bapt. Pensez ma brave Lucienne, ils se doutaient bien qu'en envoyant leur fils dans une école à Perpète-les-bains, ça couperait l'amitié des garçons. Ça s’est toujours vu qu’ils n’appréciaient pas l’entente des deux gamins. Étonnant qu’ils aient attendu si longtemps pour intervenir. Je n'comprends quand-même pas pourquoi ce besoin de détruire cette relation. Certes, le petit Jean-Bapt, c'est pas un enfant de cœur ! Mais de là à tout faire pour qu’ils se séparent. C'est pas correct. Vous trouvez pas ça triste vous, une amitié comme ça qui s'achève à cause de gens qui en ont décidé autrement ?

-M’en parlez pas, ma pauvre Gisèle, j’en ai le cœur tout retourné. Il va sans dire que, sans les parents de Nino, jamais pareille tragédie ne se serait passée.

 

Nino

Marre de ces commérages qui n'entendent pas ma version, qui s'incrustent dans mon histoire et qui veulent absolument que rien ne change. Je suis heureux de partir prendre ces cours de chant. Je ne vais pas continuer à faire ma vie en fonction de Jean-Bapt. C'est vrai que j'ai eu peur de lui annoncer. Je lui ai toujours laissé un tel pouvoir sur moi ! Peut-être parce que j'avais peur de m’investir dans la vie ? Peut-être avais-je l’impression qu’il me protégeait et qu’ainsi je n’étais jamais responsable de rien ? Mais ça y est, ma décision est prise. Je pars à Perpète-les-bains. Qu'importe ce que colportent Gisèle et Lucienne. C'est bien ma décision et mes parents n'ont rien à voir dedans. Ils m'ont juste accompagné.

 

Épilogue

Effectivement, Jean-Bapt a très mal pris le départ de Nino, lui qui était presqu’une conscience, son Jiminy criket et qui l’empêchait de se fourvoyer dans les précipices.

Depuis, Jean-Bapt s'est vu offrir une jolie paire de bracelets assortie d’une petite mise à l'ombre, le temps de réfléchir à son nouveau métier plus « dans les clous » : « markéteuh ». Enfin, celui qui fait du marketing !

Il en a voulu à Nino pendant un temps, un peu comme s'il avait perdu une moitié de lui-même. Cette moitié qui finissait toujours par dire oui pour l’accompagner le long de ses doléances.

Malgré tout, son séjour à l'ombre lui a permis de réaliser que, finalement, à la place de Nino, il aurait fait tout pareil. Quand on a la liberté, c’est tellement bon d’être le seul et unique responsable de sa vie.

 

                                                                                                  Les m2

 

Nous avons toujours besoin de rendre quelqu'un responsable de nos ennuis et de nos malheurs."

Luigi Pirandello/Feu Mathias Pascal

 

Chacun, parce qu’il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c’est-à-dire de sa destinée.”

Platon

 

Tout le monde se presse, tout le monde se presse...

 

                                                                              Les m2

En me levant, chagrin, ce matin de bonne heure
Pendant que j’avale un café noir sans saveur

J’engloutis trois biscottes tout tartinées de beurre.
Je regarde au lointain le ciel et ses couleurs

Je cherche d’une main la tenue de rigueur
Et je me rue sous la douche à toute vapeur.

 

 Tchoutchou!!!!!!!!! tout le monde se presse   Train face

Tout le monde se presse, tout le monde se presse, Attention au départ,
Même si c’est pas l’Orient Express
Direction quelque part.
(Extrait de la chanson de Sanseverino dans le soldat rose)

Je regarde ma montre pour tenter d’être à l’heure.
Déjà en retard ! Alors de mauvaise humeur.
Dans le train fort bondé, je vois avec stupeur
Un gamin tout rougi ruisselant de sueur

Qui, sans aucun complexe, s’éponge avec ardeur
Sur l’épaule du voisin perdu dans sa torpeur.

 

           Allez, allez, vite, vite!!!   Train

Tout le monde se presse, tout le monde se presse,
Attention au départ,
Même si c’est pas l’Orient Express
Direction quelque part.

La journée a filé à plus de 100 à l’heure.
Juste de quoi empiler un maximum d’erreurs.
Tout est superficiel, plus rien en profondeur.
Le train-train quotidien, dans toute son horreur !
Et chaque jour bien sûr, ça prend bien plus d’ampleur.
À tout le temps courir, je suis la tête ailleurs !

Tout le monde se presse, tout le monde se presse, Attention au départ,
Même si c’est pas l’Orient Express
Direction quelque part.

Toujours plus vite! Toujours plus vite! Pfouuuuu! Quelle fatigue!  Train2

Stop ! Stop ! tout va trop vite, ça me fait vraiment peur.
J’ai toujours l’impression de vivre en ascenseur
Le matin dans un sens, le soir tout en lourdeur !
À tirer sur la corde, je vis dans la frayeur

Qu’un de ces jours prochains se mélangent les couleurs !

- Hâte-toi si tu veux, mais juste avec lenteur. D’interrompre le temps, fais-toi cette faveur.

Tout le monde se freine, tout le monde se freine, Attention c’est l’entracte
Ça n’était pas l’Orient Express
Direction nulle part.

Pausons-nous dans la vie, pendant que le stress y'est pas, si le stress y'était, il nous fatigu'rait, Farnientemais comme il y'est pas, il nous fatigue pas!

« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! »

Alphonse de Lamartine

Roulotte

 

Truc et astuce : sourire 10 fois pour rien, dans la journée, surtout au volant de la voiture

Par curiositéÉloge de la lenteur de Carl Honore

L’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ?

La fable de Jason et Sheeperd

Mouton1 1Jason et Sheeperd,Mouton2 1

tondeuses écolos à 4 pattes, mâchoire pendante et yeux écarquillés, buggent en admirant le green de l'enclos voisin. Ils en rêvent de cette herbe verte, tellement plus verte ! Tellement plus tendre ! Tellement plus goûtue ! Si alléchante ! Si affriolante ! Si gourmande ! Quelle félicité ce serait de la brouter ! Même seulement de la humer. Pas plus. Au début, du moins.

Mais Jason et Sheeperd ne sont pas dans le bon pourpris. Ils sont nés du mauvais côté de la barrière ! Ils se disent que leur berger aurait tout intérêt à copiner avec le voisin pour qu’il donne sa recette pour un tel gazon ou pour les y mettre à tondre.

Dès lors, dans les cerveaux de Jason et Sheeperd, s’échafaude une moutonnerie : se pourrait-il que, par le plus grand des hasards qui n’existe pas, se trouve dans la clôture, un passage pour le Nirvana d’à côté ?

Pourquoi vouloir brouter l’herbe d’à côté ?

Pour être heureux, parbleu ! À n’en pas douter, cette herbe est magique. La même couleur verte jour après jour. Une brillance comme nulle part ailleurs. Une étendue à perte de vue.

Avec pareille verdure, ils auraient deux fois plus de laine sur le dos, c’est indéniable. Également une qualité bien supérieure. Et inévitablement, plus de considération du monde entier. Ils pourraient même devenir célèbres pour leur toison, qui, n’en doutons pas, deviendrait de l’or. De véritables légendes qu’ils seraient. Des célébrités.

Ils prévoient de devenir les producteurs exclusifs de la fabrique de pelotes de laine du coin. Ils envisagent déjà la quantité qu’ils devront fournir pour alimenter le monde en pulls, couvertures, chaussettes, bonnets, gants, moufles, estampillés « Jason et Sheeperd » ou « Sheeperd et Jason ».

Ils s’imaginent, adorés, adulés, vénérés comme les rois de la toison d’or. Une cour défilera à leurs sabots chaque jour. L’herbe leur sera servie sur un plateau. Quasi pré-mâchée. Finie la tonte. Plus besoin d’effort. Plus aucune fatigue. Une vie débonnaire se déroulant comme un long fleuve tranquille, où Patrick Bouchitey chantera en s’accompagnant à la guitare : « Jésus revient, Jé-ésus revient... ». Le Paradis, le Firdaws, l’Eldorado ! Quelle béatitude !

Et tout ceci accessible par le trou, enfin repéré, dans la clôture !

L’herbe d’à côté                    Nous volons!!! sans fumée, sans alcool, juste avec un peu d'herbeMoutons

Ça y est, ils y sont ! Ils foulent doucement le green qui crisse sous leurs sabots. Rien que ce petit bruit les ravit et les met en appétit. Complètement différente de leur pâture. Leur herbe à eux ne fait pas ce crissement prometteur. Leur herbe à eux n’est pas toujours verte. Leur herbe à eux ne brille pas....

Et pour cause...

Au premier coup de dents dans le green, Jason et Sheeperd sont surpris. Le goût n’est pas vraiment celui escompté. Ils s’attendaient à ce que les brins soient tendres, juteux, exquis. Qu’ils les fassent saliver de toutes leurs glandes et qu’ils leur offrent un véritable festin. Mais rien de tel. La perplexité se lit dans leur regard. Qu’est-ce donc que cette prairie-là ?

Pour être tout à fait sûrs, ils tondent une deuxième bouchée. La font tourner en bouche. La collent au palais. La mâchent avec attention pour en extraire la substantifique moelle. Mais rien ! Tout aussi décevante. Même très désagréable. Carrément écœurante. Cette fois-ci ils recrachent la lippée. Infecte. Abjecte. Cette herbe sur laquelle Sheeperd et Jason avaient tiré des plans sur la comète s’avère repoussante. Immangeable. Pire que n’importe quel foin de 10 ans d’âge ! Quelle est donc cette sorcellerie ?

En réalité, le green n’est qu’une vaste étendue de gazon artificiel pour golfeurs amateurs ! Certainement pas une pâture à tondre avec délice.

                                        Poutons2      Pouton1

Épilogue

Quelle déception ! Si prometteur, ce gazon. Si brillant. Si parfait. Si plein de promesses. Jason et Sheeperd en avaient tellement rêvé. Tout dépités, ils rentrent la tête basse dans leur prairie. Par habitude, ils se mettent à brouter, en bonnes tondeuses écolos à 4 pattes. Ils trouvent qu’elle est quand-même meilleure cette herbe. Même si elle ne brille pas. Ne crisse pas. N’est pas toujours aussi verte.

Et puis, à se faire servir, ils se seraient empâtés, Sheeperd et Jason. Ils n’auraient plus été que des machines à pelotes de laine. Ça a son charme, peut-être ? Mais pas pour eux.

Le gazon synthétique, beurk !                  

Moralité

« Si l’herbe est plus verte dans le jardin de ton voisin, laisse-le s’emmerder à la tondre »

John Florence Sullivan dit Fred Allen, humoriste du début du XXème siècle

 

               Les m2

À chacun sa vérité

Les m2Ou comment interpréter un même et unique événement sans importance sous le joug de notre passif émotionnel.

« Le Club des cinq » reprend du service. Dagobert aboie. Claudine, Annie, François et Mick le regardent. Que lui arrive-t-il ? Pendant que Claudine se précipite à la porte d'entrée pour souhaiter la bienvenue à un éventuel visiteur, Mick passe sur le mode défensif pour contrer un possible intrus. Annie téléphone à la police et François, tremblant, se tapit derrière le canapé.

Qu'est-ce à dire ? Personne n'a la même réaction à l'aboiement de Dagobert. Normal tout dépend du point de vue où on se place, par rapport à l'idée qu'on s'en fait.

Et l’idée qu'on s'en fait, elle vient d'où ? Du passif formaté d'être humain que nous sommes. Quel ancrage ont-ils bien pu faire avec l'aboiement ?

                                                              Dagobert

À chacun son formatage

Quand le chien de la famille hippie de Claudine aboyait, quelqu'un se précipitait à chaque fois de bon cœur pour ouvrir la porte. La tribu tenait toujours sa porte ouverte pour l'invité de passage cherchant, qui un repas, qui un abri, qui des échanges.

Pour ce qui est du chien de Mick, il avait été dressé à prévenir du danger, du fait qu'un matin, tapi dans un coin du perron, un mammouth laineux, (et oui celui-là même du billet « pourquoi sommes-nous accro aux mauvaises nouvelles ? »), avait cherché à faire intrusion dans la maison. Convenons-en, un mammouth laineux au beau milieu du salon, ça fait désordre. Vaut mieux éviter.

Quant à Annie, fille, petite-fille, et arrière petite-fille de gendarme, elle avait appris qu'au moindre aboiement suspect inhabituel, elle devait composer le 17, illico.

Quand le chien du voisin de François aboyait, c'est que son maître rentrait saoul en hurlant violemment sur tout ce qui bougeait. François s'enfonçait alors très fort les doigts dans les oreilles du fond de son placard pour ne plus rien entendre.

Notre passif émotionnel...

Problématiques, ces émotions qui interviennent sans qu'on leur demande quoi que ce soit. Certes leur arrivée impromptue sans crier gare peut parfois nous rendre service. Mais lorsqu'elles exagèrent, elles nous imposent des réactions démesurées que nous regrettons souvent par la suite.

Que faudrait-il faire pour éviter qu'elles s'indépendantisent à notre insu ?

Les regarder droit dans les yeux pour bien comprendre ce qu’elles sont.

Claudine : Une visite ? Chouette ! Sûrement un invité de passage !... Ceci dit, peut-être que j’aurais pu réfléchir avant d'aller ouvrir la porte car il n'y avait personne. J'ai l'impression qu'il faut toujours que j'ouvre ma porte à tout le monde pour me sentir bien.

Mick : L’aboiement a retenti comme une sonnette d’alarme. J'ai eu peur pour moi et les autres ! Peut-être que ce serait bien d'arrêter de voir des mammouths laineux partout !

Annie : J'étais en mode robot. Dagobert aboie. Je compose automatiquement le 17. C’est instinctif. Un réflexe venu de je ne sais où qui ne me ressemble pas du tout.

François : les aboiements de chien me terrorisent depuis tout petit. Ce voisin était si détestable ! Si glaçant ! Si effrayant ! Je voudrais bien parvenir à couper avec ce traumatisme.

Et comment on les gère, ces émotions pas toujours à bon escient?

Toute la difficulté est de cerner la réalité quand elle est voilée par la subjectivité.

Claudine, Mick, Annie et François ont juste revêtu des tenues, stockées dans la valise dégueulant de toutes les frusques de leurs ancêtres (cf. billet : être parents, c'est quoi), sans trier, sans remettre en question le moindre vêtement, ni essayer de créer leur propre collection.

Visiblement, leurs réactions automatiques irréfléchies ne leur appartiennent pas en propre. C’est ce qui leur confère un caractère inapproprié.

Donc, débarrassons-nous de ces vieux vêtements qui godent, grignent, godaillent, usés jusqu'à la trame, sans plus aucune tenue et complètement démodés

                                                                          Vetement use

Vive la collection nouvelle !

 

Finalement

Dagobert aboie juste parce qu'une mouche passe. Les quatre amis s'en amusent et rient devant l'air désabusé de Dagobert qui a raté la mouche.

Et comment qu'on se débarrasse de ces vieux vêtements poussiéreux et d'un autre temps ?

Nous, nous faisons des défis. Par exemple, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi prochain, nous nous engageons à éliminer les négations de nos phrases : au lieu de « je n’aime pas », nous disons: « je préfère ». « Le magasin n’ouvre pas avant 10h » devient « le magasin ouvre à 10h ». « Il ne fait pas beau » devient « il pleut », « il vente » ou « il fait chaud ». Visiblement, le fait de factualiser évite de s'approprier les ressentis des autres. Nous nous créons notre propre garde-robe.

Nous mettrons régulièrement quelques trucs et astuces qui ont bien fonctionné pour nous. À vous maintenant... La langue française est très riche.

 

Suggestions

La pièce de théâtre « À chacun sa vérité » de Luigi Pirandello

Le film d'animation « la véritable histoire du petit chaperon rouge »

Tranche de vie, chamaillerie, émois, émois, et moi ...

La version de "Lulu"Chaussette rouge

« Une chaussette rouge à pois jaune et une verte à étoiles bleues. Est-ce bien raisonnable ? ».

« Pffffff, t'es vraiment pénible avec tes histoires de chaussettes. » répondit Jessi, agressivement.

D’accord, j’ai laissé traîner mes chaussettes deux jours. Ce n’est pas une raison pour les ranger en les dépareillant ! D’habitude c’est moi qui les range ! Ok, Jessi est de mauvais poil. Une fois de plus ! Je ne vais pas insister. Je sais me taire quand il le faut. Je vais partir sans lui faire de bisou, pas envie de m’en ramasser une autre dans la figure. Zut, le vent a fait claquer la porte derrière moi ! Jessi va penser que je l’ai fait exprès.
La version de "Jessi" Chaussette verte

« Une chaussette rouge à pois jaune et une verte à étoiles bleues. Est-ce bien raisonnable ? » dit Lulu, en s’énervant.

« Pffffff, t'es vraiment pénible avec tes histoires de chaussettes » que je lui ai répondu.

Ça a un peu fâché Lulu, ma réponse, on dirait, pour partir ainsi en vrille et remettre même notre complicité en question ! Tout ça pour des chaussettes dépareillées. C'est pas un peu exagéré quand-même ? Et maintenant Lulu claque la porte. Vraiment très en colère ! Ah ces gens qui se mettent en colère pour un rien, quelle plaie ! On a l'impression qu'il faudrait toujours faire gaffe à ce qu'on dit.

 

Et voilà, un conflit est né ! Eclair

Lulu s’avoue : OK, peut-être que je n’aurais pas dû faire cette remarque. C’était quand-même sympa de les ranger. Mais en les dépareillant ! Quand-même, Jessi aurait pu faire attention. En fait, si je suis honnête, c'est moi que ça a mis de mauvais poil. Alors j’ai froncé les sourcils et pincé les lèvres. Il faut que Jessi comprenne ce que ça m’a fait ! Si je laisse toujours tout passer, où allons-nous ? C’est très rare que je laisse traîner quelque chose. Je n’ai pas eu le temps de ranger, c’est tout ! Ça peut se comprendre tout de même ! J’ai horreur que l'on me prenne en défaut. Je ne suis pas complètement sans faille, certes, mais je déteste le reconnaître. De toute façon, personne n’est parfait !

Jessi s’avoue : Ok ma réflexion est un peu rentre dedans, j'en conviens. Mais il fallait que ça sorte. Pour une fois que je rangeais « ses » chaussettes, Lulu râle. Pas cool ! J'ai pourtant rien fait de mal. Bon, si je suis honnête, c'est moi que ça a fait partir un peu en vrille et dans ces cas là, j’aime bien exagérer et remettre notre complicité en question. Je ne suis pas tout à fait sans faille, certes. Mais c’est difficile de le reconnaître. De toute façon personne n’est parfait !

 

Les véritables dessous de l'histoire :

Émois de Lulu : C’était super vexant que Jessi me réponde ça. C’est si rare que je laisse traîner mes chaussettes. J’essaye de toujours faire attention. Pourquoi Jessi ne remarque que ce qui ne va pas ? Je déteste que l’on range mes chaussettes à ma place. Que Jessi dépareille mes chaussettes me porte à croire à un manque flagrant de respect pour moi.

Émois de Jessi : C’était super vexant que Lulu me dise ça. C’était si jouissif d’avoir rangé ses chaussettes, moi qui ne le fais jamais puisque Lulu s’en occupe. J’ai fait exprès de les dépareiller pour bien faire voir que je les avais rangées. Un petit clin d’œil juste pour que Lulu sache que j’apprécie notre complicité. Mais visiblement, Lulu s’en fiche.


Et moi ...

Et si nous arrêtions de dire que tout ce que nous faisons, nous le faisons pour les autres ? Ce qui est, reconnaissons-le, un brin culpabilisant... pour les autres.

En fait, peut-être que Jessi a rangé les chaussettes seulement parce qu'elles traînaient depuis 2 jours ? Juste pour ne plus les voir traîner.

Et si en réalité nous faisions toujours les choses pour nous ?

Jessi, en s’avouant avoir ranger les chaussettes uniquement pour son confort et non pour faire voir que Lulu ne l'avait pas fait, il y a fort à parier que cette source de conflit aurait été éliminée.

Est-ce à dire que si nous acceptions de reconnaître que tous nos actes, nous les faisons pour nous et uniquement nous, par rapport à notre vécu, à notre formatage, cela pourrait changer les choses ? Serait-ce une piste pour communiquer en bienveillance ?

Allez hop, on essaye !

 

Épilogue.

Quelques temps plus tard, après s’être formés à la communication bienveillante, Lulu et Jessi décident ensemble de dépareiller toutes leurs chaussettes. Cela leurs rappelle leur engagement à communiquer de façon bienveillante. Et aussi combien, il est facile de se laisser aller au conflit, quand on laisse ses émotions prendre les commandes.

Leur version commune :

"Merci d'avoir rangé mes chaussettes qui traînaient. J’ai procrastiné sur ce coup-là".

"Avec plaisir. Ceci dit, la prochaine fois, j’éviterai de gérer les choses à ta place".

 

                                                                                                  Les m2


 

Suggestions de lecture :

À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ? De Jacques Salomé

La communication non violente au quotidien de Marshall B. Rosenberg

 

Pourquoi sommes-nous accros aux mauvaises nouvelles ?

Alors que nous rêvons de bonheur, de paix, de joie et de petits oiseaux, nous nous intéressons principalement à toutes les informations (actualités, films, livres...) qui vont activer nos craintes.

 

Pourquoi donc avons-nous ce besoin de secouer nos peurs ?

L’Être humain s’est redressé sur ses deux pieds pour mieux apercevoir les éventuels prédateurs potentiels qui le menaçaient à l’époque. C’était à la condition de les voir venir très tôt qu’il pouvait s’en sortir. Soit il fuyait, soit il terrassait l’attaquant. Seuls les plus forts s’en sortaient.

À l’époque, il s’agissait de techniques de survie. Ainsi l’Homme donnait l’exemple aux plus jeunes que pour s’en sortir, il fallait, ou fuir très vite à la vitesse du mur du son, ou écraser les menaces façon Hulk.

Et ce schéma a perduré longtemps, longtemps, longtemps... jusqu’à.... disons... aujourd’hui ? Oui, aujourd’hui.

Aujourd’hui donc, le risque de se faire charger par un mammouth laineux ou un lion des cavernes dans notre quotidien est, disons-le, quasi nul (nous acceptons que le risque zéro n'existe pas). Donc les réflexes de fuite ou d'attaque devraient être majoritairement apaisés. Sauf que nous avons un cerveau archaïque, qui lui, adore la ramener avec ses vieux formatages non reprogrammés au goût du jour, pour mieux nous maintenir dans la peur mon enfant. En plus, l’inconscient collectif s'en mêle. Quel fouillis !

Lion des cavernes                  Mammouth 4

Nos peurs auraient-elles du pouvoir ?

Que dire du voisin qui nous téléphone alors que nous sommes en pleine fête d’anniversaire, pour nous parler de la dernière catastrophe qui se passe aux antipodes, pour laquelle nous ne pouvons rien faire mais qui distille quand-même la peur au ventre ? Et même qu’il en rajoute ! La fête est gâchée. Fort à parier que les prochaines aussi, parce que nous aurons fait l’ancrage fête-catastrophe. Même sans y penser, les anniversaires garderont un goût amer, sans savoir pourquoi, parce que nous aurons oublié cet évènement.

C’est qu’il est investi dans le monde, lui, le voisin, à jongler avec toutes les catastrophes ! Il en répand des paniques dans nos ventres ! Dans son ton désapprobateur, nous entendons notre honte à ne pas être aussi investi que lui. Le voisin a gagné ! Nous culpabilisons ! À lui, le pouvoir sur nous en distillant la peur. Est-ce à dire que de s’attacher aux catastrophes permettrait de manipuler les autres par nos angoisses ?

Et si nous étions bercés depuis notre plus tendre enfance par la peur !

Quand on voit que Cendrillon, la belle au bois dormant, Bambi, Blanche neige, … sont tous passés par une catastrophe pour trouver le bonheur, devons-nous en déduire que la condition sine qua non pour parvenir au saint Graal est de passer par le malheur. Oh ben quand même !

Heureusement que Shrek est arrivé et que le Grinch a rencontré Cindy-Lou Chou de Chouville !

Les mauvaises nouvelles, ça sert à quoi d’autre ?

Les mauvaises nouvelles, c’est pratique aussi pour communiquer. Léon Tolstoï dans Anna Karénine, disait que les « gens heureux n’ont pas d’histoire ». Alors comment animer une conversation sans histoire parce qu'on est heureux ? Par chance, les mauvaises nouvelles sont là pour agrémenter les conversations !

Donc !

Résumons. Aujourd’hui, nous voulons le bonheur, la paix, la joie et les cui-cuis des petits oiseaux. Mais notre cerveau archaïque fait tout pour nous maintenir dans l’anxiété, des fois que le mammouth laineux ou le lion des cavernes nous attendraient au coin d'une rue bien sombre. Alors, en stockant les mauvaises nouvelles, nous nous assurons que nous serons à même d’identifier et d’analyser les dangers qui toqueront à notre porte. Ouf ! Ainsi, nous échapperons au mammouth laineux et ferons face au lion des cavernes.

Bon, soyons honnêtes, nous savions avant même de stocker ces informations que le mammouth laineux et le lion des cavernes n'existaient plus. Cette peur ancestrale, bien qu'inutile aujourd’hui, justifie le stockage des mauvaises nouvelles, qui à leurs tours justifient que l'on se prémunisse des dangers, qui à leurs tours nous détournent des cui-cuis des petits oiseaux qui finissent par se faire avaler tout cru par le lion des cavernes, qui à son tour revient semer la terreur alors qu'il n'existe toujours plus ! La boucle est bouclée. Vicieux le cercle, quand même !

Il est bien évident que le nez dans le guidon, nous passons vite fait sur les choses sans danger donc apparemment sans intérêt pour, plutôt, nous focaliser à survivre. Et dès lors que nous mettons un orteil dans le camp des catastrophes, c'en est fini de notre maîtrise corporelle. Nous nous faisons gober entièrement par cette addiction. Terminé les cui-cuis, remettons la tête dans le guidon ! Qu'est-ce qui nous a pris de vouloir le bonheur !

Alors, le bonheur, c’est fichu ?

Heureusement non ! Dès lors que nous prenons conscience que de toujours être en état d'alerte, cela nous empêche de profiter du bonheur, nous cherchons à changer. Commençons par rationaliser notre cerveau archaïque. Sortons notre boite à outils pleine de techniques, de trucs et astuces et reprogrammons-le au goût du jour pour nous autoriser, enfin, à voir le bonheur qui se niche partout. Et non, le bonheur, ce n’est pas un gros paquet cadeau qui arrive par la poste.

Ces choses qui nous paraissent sans intérêt font pourtant notre bonheur. Nous nous attendrissons devant la petite fille de deux ans qui dérobe le téléphone de sa maman pour appeler sa mamie en cachette. Qui lui raconte sa journée, dans un langage pas toujours adapté aux tubes creux des téléphones et qui, lorsque la mamie veut raccrocher, lui dit : j’ai pas fini !

                                                                                                Les m2

                                                                                                   

Nous nous réjouissons de commencer notre journée au Miam-Ô-Fruit qui nous va bien et qui nous fait un beau teint, entre autre.

Nous nous rendons compte que, plus nous remarquons ces moments-là, plus il s’en produit. Vertueux, le cercle, cette fois-ci.

E puis pour finir, ces quelques mots de Léon Tolstoï (encore lui) :

 « Quel est le sens de la vie si cela finit toujours par la mort ? Chaque minute de mon existence aura un sens incontestable et profond qu’il sera en mon pouvoir d’imprimer à chacune de mes actions : celui du bien. »

Nos 5 sens et nous, toute une histoire !

Nous captons le monde par nos 5 sens et uniquement par eux (Cf . billet comment fonctionnons-nous).

Certains de nos environnements les sur-sollicitent par un trop plein d’informations multiples, diverses et variées. Par exemple, nous décidons d’aller acheter un livre dans une galerie marchande voisine. Les sollicitations sont nombreuses. Ainsi, alors qu’une odeur de viennoiserie chatouille nos narines pendant que nous sommes à la caisse d’une librairie décorée, pour Noël, de milliers d’ampoules clignotantes, tout en suçotant un bonbon et que la copine avec laquelle nous faisons nos courses nous abreuve des détails croustillants de sa dernière nuit amoureuse, nous attrapons fébrilement notre carte bleue au fond de notre sac à main. Nos 5 sens ont capté individuellement des choses qui n’ont aucune relation les unes avec les autres. Mais ce moment précis les a conjugués créant ainsi des ancrages.

Ancrages, vous avez dit ancrages !

C’est la somme de tout ce que captent inconsciemment nos 5 sens chaque seconde de notre vie, reliée aux émotions du moment. Ce sont nos petites madeleines de Proust !

Ainsi chaque fois que nous serons à une caisse de librairie, l’idée d’une viennoiserie ou d’un câlin, nous chatouillera le cerveau ou lorsque nous mangerons une viennoiserie, l’idée d’un câlin ou de bouquiner s’imposera ou alors nous aurons envie de faire chauffer la carte bleue dès lors que des lumières clignoteront (achat compulsif). Nous pourrons même avoir le goût de la viennoiserie sur le bout de la langue et le long de la colonne vertébral les ondes du désir de la nuit amoureuse. Et oui !

À cela s’ajoute, que si les lumières ou les odeurs réveillent dans notre imaginaire des ressentis agréables, le plaisir du moment va s’en trouver renforcé. Joie, bonheur et allégresse nous envahissent.

Si les lumières ou les odeurs réveillent des ressentis douloureux, dérangeants, alors, involontairement, le moment vécu s’entachera d’un sentiment déplaisant même si nous sommes d’humeur rieuse.

A-t-on la possibilité d’orienter un ancrage ? ?

OUI ! par le biais de nos 5 sens.
Même s’il est impossible de contrôler en permanence ce que chacun de nos 5 sens capte, nous pouvons les apprivoiser et les orienter pour déjouer les ancrages.

Pourquoi déjouer les ancrages ?

Pour éviter de rester à quai, pardi ! En effet, même s’il est plaisant d’être bercé par le roulis d’un bateau ancré au port (ce qui finit par être toujours la même chose), nous voyons plus de pays en larguant les amarres.

Donc comment déjouer les ancrages en orientant nos 5 sens ?

En conscientisant les perceptions de nos 5 sens, c’est-à-dire se faire la réflexion consciemment que l’odeur du croissant vient de l’extérieur de la librairie. Savoir que l’odeur n’est pas dans la librairie, permet de déjouer l’ancrage. En le faisant consciemment durant 21 jours (durée de changement d’une habitude), il y a de fortes possibilités pour que cela deviennent un automatisme par la suite.

Une autre recette est de visualiser 5 boîtes bien distinctes les unes des autres, chacune représentant un de nos 5 sens pour y mettre les perceptions dont on a conscience. Ainsi elles éviteront de se mélanger. En désolidarisant nos perceptions nous déjouons les ancrages. Reprenons notre exemple du début, l’odeur de la viennoiserie dans la boîte odorat, les lumières clignotantes dans celle de la vue, le récit de la folle nuit de la copine dans celle de l’ouïe, la carte bleue dans celle du toucher et pour finir le bonbon dans la boîte du goût.

En cuisinières que nous sommes, une autre recette : je déteste, je préfère, j’aime. Lors d’un repas, on vous sert des haricots verts et vous les détestez. Qu’allez-vous manger ? tant que vous n’aurez pas dit ce que vous préférez ou ce que vous aimez, vous vous obligerez à en prendre un peu quelle qu’en soit la raison (par faim, par soumission, par politesse, …). À chacun de nous à essayer de définir ce qu’il aime, déteste ou préfère quel que soit le domaine.

Nous n’avons pas conscience que cette sur-sollicitation d’informations nous formate. À tout laisser rentrer, ça sature notre cerveau comme un disque dur. À un moment donné pour refaire de la place dans notre disque dur, nous aurons des choix à faire pour savoir ce que l’on garde et ce dont on se débarrasse.

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Et pourquoi donc les résolutions du nouvel an ne tiennent pas l’année ?

BONNE ANNÉE ! BONNE SANTÉ ! Vite, vite préparons les bonnes résolutions de l’année nouvelle que nous désirons heureuse et joyeuse.                                             

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Bon, le repas du réveillon était un peu lourd, alors comme première résolution : manger léger toute l’année.

Deuxième résolution :  pour éviter le gros ménage quand la poussière sur les meubles n’en laisse plus le choix, je m’engage à en faire un peu tous les jours.

Cette année, j’arrête de me laisser marcher sur les pieds, troisième résolution.

Quatrième résolution, je termine la décoration de la salle de bain.

Cinquièmement, j’instaure un climat serein dans mon quotidien en toutes circonstances.

Sixièmement, j’arrête de fumer.

Septièmement, j’organise un emploi du temps familial pour que chacun s’investisse dans la maison.

Bon, 7 résolutions, c’est déjà pas mal, c’est un chiffre porte-bonheur donc cette fois-ci, ça va marcher.

Première semaine, j’ai pris un joli cahier pour noter toutes mes résolutions et cocher toutes celles que j’ai réalisé dans la semaine.

J’ai mangé léger : oui

J’ai fait un peu de ménage tous les jours : oui

Certes, je me suis laissé un peu faire par mes enfants qui voulaient absolument aller au fast food et je n’ai pas su leur dire non : à améliorer

J’ai commencé à réfléchir à ce qu’il faudrait faire pour terminer la déco de la salle de bain : en cours de réalisation

Pour le climat serein en toutes circonstances, il y a du boulot. Je ne dois pas avoir les bonnes recettes : donc me renseigner

Septième jour sans fumer : trop génial, même pas de manque ou presque

J’ai listé toutes les taches à faire et à répartir, y’a plus qu’à

Une bonne semaine, ça roule, tout baigne.

Deuxième semaine :  les journées passent vite, très vite ! C’est un peu compliqué de tout gérer en même temps. Bon j’avoue, j’ai piqué quelques taffes à la cigarette de mon collègue de bureau quand il avait le dos tourné. Ça ne veut pas dire que je ne continue pas à m’arrêter de fumer pour autant ! Pour le ménage, on verra ça la semaine prochaine, pas le temps aujourd’hui. Et puis, ça urge pas tant que ça, puisque je l’ai fait régulièrement la semaine dernière. Pour le reste, je tiens bon…

Et les semaines passent .  .  .  .

52ème semaine, déjà un an ! Allez courage, je fais le bilan....

Échec sur toute la ligne ! Que s’est-il passé ???

Entre le boulot, le stress, le couple, le quotidien, les gosses, la bouffe, les factures, l’organisation des vacances, les flaques d’eau, les crottes de chien, les coups de soleil, les galères en tout genre, les rituels de m…, la solitude, les voisins, les relations, la politique, la planète, les problèmes mondiaux, les extra-terrestres, tous ces parasites qui interfèrent dans mes bonnes résolutions et qui m’empêchent de les réaliser, RAS-LE-BOL !!!

Comment font les autres ?

Zut, j’ai dû louper quelque chose d’important pour parvenir à ne pas réaliser mes bonnes résolutions quand j’entends ma voisine expliquer que chaque début d’année, elle fait une liste de tout ce qu’elle veut voir changer dans sa vie. Pour ce faire, elle prend l’engagement avec elle-même de respecter ses résolutions. Ça n’engage qu’elle, certes et personne ne saura si elle ne s’y tient pas. Ma voisine dit que faire un pacte avec soi-même est plus fort qu’avec une personne extérieure parce que l’on n’a moins d’indulgence avec soi-même. Ensuite elle hiérarchise ses objectifs du plus urgent au moins pressé et note la marche à suivre pour le réaliser.

Il est vrai que si l’on veut aller à Rome, il vaut mieux avoir défini combien de temps on y reste, la somme que l’on veut y mettre, avec quel moyen de transport s’y rendre, par où passer si c’est en voiture, où dormir...                                        

J’ai d’ailleurs aperçu, dans la cuisine de ma voisine, un calendrier sur lequel elle a inscrit les différentes étapes indispensables pour venir à bout de sa résolution.

Si je comprends bien, par exemple, pour manger plus léger elle débute par faire l’état des lieux de ses placards, jour 1. Puis le jour 2, elle enlève de ses placards tout ce qui ne convient pas à des repas légers. Jour 3, elle regarde des recettes légères. Jour 4, elle sélectionne les repas qui lui plaisent. Jour 5, elle établit un inventaire des courses à faire. Jour 6, elle fait ses provisions suivant sa liste, ni plus ni moins. Et jour 7, la voici prête à manger léger. À le faire par étape, l’objectif nous paraît bien plus réalisable.

Après, elle passe à la résolution suivante et ainsi de suite. C’est là son secret pour les réussir. Ne faire qu’une résolution à la fois. Sinon elle se perd dans toutes les directions, ne sachant plus qu’elle action est pour la 1ère, la seconde ou la 3ème résolution.

Elle précise aussi de faire uniquement des souhaits possiblement réalisables avec ses moyens.

Ok, j’ai compris, je laisse tomber ma résolution d’aller sur la lune puisque je flippe en avion, alors en navette spatiale...                                                                                                                                        

Si toutefois, elle n’arrive pas à tenir ses résolutions, elle ne s’auto-flagelle pas pour autant. Elle n’essaye pas de se trouver d’excuses. Elle accepte d’avoir échoué. Peut-être n’en avait-elle finalement pas vraiment envie tout au fond d’elle ?

Alors, sur ce, belle année !

Un petit tour sur la page « Bonus » pour un autre genre de lecture...

Qu'est-ce que nos potentiels ?

C'est le bagage de naissance de chaque être humain et leur développement est étroitement lié à l’environnement dans lequel nous arrivons.

Notre environnement

Il est dépendant de : notre langue maternelle, niveau social, lieu géographique, culture, croyances éducatives, scientifiques, religieuses, héritage familial...   

Notre cerveau capte le monde, l'analyse et le façonne à travers nos 5 sens, suivant que l’on naisse en campagne, à la montagne, en ville ou à la mer. Le passage d'un lieu aux multiples sollicitations visuelles, auditives, odorantes, gustatives, tactiles à un lieu différent, comme de la ville à la campagne s'accompagne d'une adaptation à cet autre environnement. André Stern évoque l’amazonien qui perçoit des dizaines de verts différents alors que vivant en ville nous n’en percevons que 2 ou 3.                                                 

Si nous naissons dans une famille francophone, d’un milieu urbain et dont le grand-père a fait la guerre, il est fort probable que nous parlerons français, que nous aurons une vision de la vie au travers des problématiques urbaines et que nous aurons le devoir de commémoration.

Tout ceci n’est qu’un héritage que nous pouvons remettre en question s’il nous déplaît.

 

Et les potentiels, alors ?

Ils se développent suivant notre environnement. Nous avons notamment tous les potentiels pour parler toutes les langues. Étant arrivé dans une famille francophone, le potentiel « parler français » s’est activé et les autres se sont mis en veille. Tant que nous ou notre environnement ne les sollicitent pas, ils n’interviendront pas. Ces potentiels mis en sommeil auront plus facile à se remettre en route si nous mettons de l’enthousiasme à les réveiller. L’envie de les réveiller peut venir aussi bien d’un besoin, d’une expérience, d’une prise de conscience ou d’une contrainte. Ceux soumis à la contrainte ou à une expérience négative seront beaucoup plus difficiles à redynamiser puisque n’étant pas vraiment désirés.

Nous sommes toute notre vie durant en possession de tous nos potentiels, à nous de les activer avec joie !               

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Comment fonctionnons-nous?

Les sciences reconnaissent aujourd'hui que chaque être humain est doté, à sa naissance, de tous les potentiels dans tous les domaines, lui permettant de s'adapter au mieux à son environnement, quel qu’il soit.

En grandissant, mûrissant, ces potentiels vont se développer ou s’ensommeiller, suivant ce que ses 5 sens vont capter comme informations. Ces informations vont s’archiver dans la bibliothèque infinie de sa mémoire tout le long de sa vie, devenant ainsi la base de son fonctionnement.  

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Nous captons notre environnement par nos 5 sens et uniquement par eux. Ce sont eux qui nous relient au monde. Sans eux, nous n’avons aucun développement possible, aucune émotion, aucun vécu. Nos 5 sens captent H24 les événements de notre vie. Ils enregistrent à quoi ressemble notre environnement et tout ce qui fait notre vie.

La bibliothèque, (notre subconscient), dans laquelle nos 5 sens archivent les informations, étant infinie, il est impossible de contrôler tout ce que chacun de nos 5 sens capte, ou d’en connaître le contenu exact. Nos sens engrangent en permanence, chaque seconde qui passe, sans état d’âme, sans discernement, sans jugement.

À partir du moment où nous sommes créés dans le ventre de notre mère, nos 5 sens ne vont cesser de se développer. Chacun des 5 sens va commencer à engranger toutes les informations qui l'entoure, suivant sa fonction : le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et la vue. Ils sont irremplaçables. S’il nous en manque un, nous compensons, autant que faire se peut, avec les autres.

En même temps, tout ce qui va être recueilli par eux va se relier aux émotions que notre mère ressent, car la fonction de nos sens est d’archiver chaque instant avec l’émotion du même moment. Par exemple, si notre maman déjeune, qu’il fait froid, qu’elle ressent de ce fait une gêne, nous allons enregistrer dans notre bibliothèque infinie le concept du déjeuner gênant, sans prendre en considération que cette gêne vient du froid ressenti par notre mère. Nous avons fait un raccourci de l’événement au résultat. Ainsi, plus tard, chaque fois que nous déjeunerons dans le froid, même si cela ne nous dérange pas, nous ressentirons une gêne non identifiée. Nous nous chargeons donc de toutes les émotions, celles de notre mère d’abord puis de notre père et celles de leur environnement, sans en avoir conscience, dès la gestation.

Nous voici donc formatés avec des ressentis qui ne nous appartiennent pas et avec lesquels, tant que nous ne les remettons pas en question, nous allons fonctionner, tant bien que mal.

                    

 Notre environnement, késako ?

C'est le milieu dans lequel nous arrivons : langue maternelle, niveau social, lieu géographique, croyances éducatives, scientifiques, religieuses, héritage familial...   

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