Tranche de vie, trop c'est trop et mdr

Trop, encore trop, toujours trop !

Lulu : J'ai vu un film l'autre jour. Haaaa, c’était trop bien, j'ai trop aimé, c'est sûr que ça va trop te plaire (Ha non, non, ça c'est déjà vu dans le billet du même nom). J'ai prévu de retourner voir le film, ça me ferait trop plaisir que tu viennes avec moi.

                                          Clap de cinema               Ticket            Pellicule de cinema                  

Jessi : Si j'entends bien, le film n'était pas pour toi et ça ne te ferait pas plaisir que je vienne.

Lulu : Ben pourquoi tu dis ça, le film était trop bien et j'ai vraiment envie que tu vienne ?

Jessi : Parce que quand tu dis « trop », j'entends que le film est trop bien pour toi donc que tu n'as pas ce qu'il faut pour l'aimer. Et quand tu dis que ça te ferait trop plaisir que je vienne, j'entends que tu ne mérites pas ma compagnie.

Lulu: N'importe quoi. Quand je te dis qu'un dessert est trop sucré, ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas.

Jessi : Certes, mais c'est révélateur de ce qu'il ne te convient pas tout à fait, sinon tu l'aurais adoré, tout simplement.

Lulu : Je vois pas la différence.

Jessi : Imagine, quand tu dis qu'il y a trop de monde dans le train, tu comprends quoi ?

Lulu : Qu'on est serré.

Jessi : Donc inconfortable, avec le nez sous l'aisselle de fin de journée du voisin de droite, l'haleine fétide du voisin de gauche, la valise dans les reins de celui de derrière et le parapluie dégoulinant de la dernière averse de la personne de devant. Le tout en équilibre sur un orteil avec l'impossibilité d’en poser un deuxième et sans pouvoir se tenir pour gérer les accélérations et les ralentissements. Donc trop serré !

Lulu : Oui, vu sous cet angle, je comprends. Mais ça fait quoi ?

Jessi : Moi, si je dis que quelque chose est trop beau, j'ai l'impression que ça limite ma capacité à accéder au beau. Et que du coup, je doive me contenter de moins beau.

Lulu : Mais c'est juste pour sublimer le côté beau de la chose !

Jessi : J'ai vraiment l'impression que ça fait tout l'effet inverse.

Lulu : Ben alors on dit quoi ?

Jessi : Comme j'ai banni les jugements de mon vocabulaire, je vais juste dire que j'ai aimé ou adoré ou encore que ça me plaît.

Donc, trop c'est trop !

 

MDR

Jessi : Hahaha, trop c'est trop ? Mort de rire !

Lulu : waouh ! Quelle expression prophétique ! Ça me fait penser au présentateur météo quand il prédit du mauvais temps toute la semaine.    Parapluie

Pour moi, cette prévision sape le moral des troupes et ainsi nous programme à nous sentir mal toute la semaine. Alors, « mort de rire », quelle image !!!! Elle me fait froid dans le dos, d'autant que j'ai lu dans un billet que toutes les images que l'on se crée s'archivent en nous et deviennent notre réalité.

Donc, MDR ? vade retro !                                  

Jessi : Alors tu dis quoi ?

Lulu : Par exemple à la place de mauvais temps, je préfère dire : mettez vos bottes et sautez dans les flaques d'eau à pieds joints. Ou : réjouissons-nous de respirer à plein poumons l'air dépollué par le vent.

Jessi : Et donc à la place de MDR, tu suggères quoi ?

Lulu : Ça me réjouit ! J'adore ! Ça me fait beaucoup rire ! LOL ! J'en ris aux éclats... En y réfléchissant, il y a du choix pour alimenter notre bibliothèque à images.

 

Pour conclure

Changer nos expressions, nos automatismes, c'est une gymnastique, un entraînement quotidien. Quasiment un jeu. Une, deux, une, deux, persévérons! L'horizon s'éclaircit. Finit le « trop » qui limite nos pensées et le MDR qui obscurcit nos images ! Et si nous cultivions la vie en positif ?

Carpe diem !

Les m2

Ajouter un commentaire