Nos 5 sens et nous, toute une histoire !

  • Par lesm2
  • Le 11/01/2019
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Nous captons le monde par nos 5 sens et uniquement par eux (Cf . billet comment fonctionnons-nous).

Certains de nos environnements les sur-sollicitent par un trop plein d’informations multiples, diverses et variées. Par exemple, nous décidons d’aller acheter un livre dans une galerie marchande voisine. Les sollicitations sont nombreuses. Ainsi, alors qu’une odeur de viennoiserie chatouille nos narines pendant que nous sommes à la caisse d’une librairie décorée, pour Noël, de milliers d’ampoules clignotantes, tout en suçotant un bonbon et que la copine avec laquelle nous faisons nos courses nous abreuve des détails croustillants de sa dernière nuit amoureuse, nous attrapons fébrilement notre carte bleue au fond de notre sac à main. Nos 5 sens ont capté individuellement des choses qui n’ont aucune relation les unes avec les autres. Mais ce moment précis les a conjugués créant ainsi des ancrages.

Ancrages, vous avez dit ancrages !

C’est la somme de tout ce que captent inconsciemment nos 5 sens chaque seconde de notre vie, reliée aux émotions du moment. Ce sont nos petites madeleines de Proust !

Ainsi chaque fois que nous serons à une caisse de librairie, l’idée d’une viennoiserie ou d’un câlin, nous chatouillera le cerveau ou lorsque nous mangerons une viennoiserie, l’idée d’un câlin ou de bouquiner s’imposera ou alors nous aurons envie de faire chauffer la carte bleue dès lors que des lumières clignoteront (achat compulsif). Nous pourrons même avoir le goût de la viennoiserie sur le bout de la langue et le long de la colonne vertébral les ondes du désir de la nuit amoureuse. Et oui !

À cela s’ajoute, que si les lumières ou les odeurs réveillent dans notre imaginaire des ressentis agréables, le plaisir du moment va s’en trouver renforcé. Joie, bonheur et allégresse nous envahissent.

Si les lumières ou les odeurs réveillent des ressentis douloureux, dérangeants, alors, involontairement, le moment vécu s’entachera d’un sentiment déplaisant même si nous sommes d’humeur rieuse.

A-t-on la possibilité d’orienter un ancrage ? ?

OUI ! par le biais de nos 5 sens.
Même s’il est impossible de contrôler en permanence ce que chacun de nos 5 sens capte, nous pouvons les apprivoiser et les orienter pour déjouer les ancrages.

Pourquoi déjouer les ancrages ?

Pour éviter de rester à quai, pardi ! En effet, même s’il est plaisant d’être bercé par le roulis d’un bateau ancré au port (ce qui finit par être toujours la même chose), nous voyons plus de pays en larguant les amarres.

Donc comment déjouer les ancrages en orientant nos 5 sens ?

En conscientisant les perceptions de nos 5 sens, c’est-à-dire se faire la réflexion consciemment que l’odeur du croissant vient de l’extérieur de la librairie. Savoir que l’odeur n’est pas dans la librairie, permet de déjouer l’ancrage. En le faisant consciemment durant 21 jours (durée de changement d’une habitude), il y a de fortes possibilités pour que cela deviennent un automatisme par la suite.

Une autre recette est de visualiser 5 boîtes bien distinctes les unes des autres, chacune représentant un de nos 5 sens pour y mettre les perceptions dont on a conscience. Ainsi elles éviteront de se mélanger. En désolidarisant nos perceptions nous déjouons les ancrages. Reprenons notre exemple du début, l’odeur de la viennoiserie dans la boîte odorat, les lumières clignotantes dans celle de la vue, le récit de la folle nuit de la copine dans celle de l’ouïe, la carte bleue dans celle du toucher et pour finir le bonbon dans la boîte du goût.

En cuisinières que nous sommes, une autre recette : je déteste, je préfère, j’aime. Lors d’un repas, on vous sert des haricots verts et vous les détestez. Qu’allez-vous manger ? tant que vous n’aurez pas dit ce que vous préférez ou ce que vous aimez, vous vous obligerez à en prendre un peu quelle qu’en soit la raison (par faim, par soumission, par politesse, …). À chacun de nous à essayer de définir ce qu’il aime, déteste ou préfère quel que soit le domaine.

Nous n’avons pas conscience que cette sur-sollicitation d’informations nous formate. À tout laisser rentrer, ça sature notre cerveau comme un disque dur. À un moment donné pour refaire de la place dans notre disque dur, nous aurons des choix à faire pour savoir ce que l’on garde et ce dont on se débarrasse.

                                                                                                    Les m2

 

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